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Le Mariage de Tuya

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Le tournage de Yu Nan

  • Le Mariage de TuyaConvaincue depuis toute petite qu’elle serait comédienne, Yu Nan est aujourd'hui la vedette du Mariage de Tuya, très joli Ours d’Or lors du dernier Festival de Berlin... où les frères Wachowski l'ont remarquée, et conviée à rejoindre le plateau de Speed Racer. Rencontre avec une star en puissance.

     

Par Xavier Leherpeur (10/09/2007 à 10h37)
Votre rencontre avec Wang Quan An, le réalisateur du Mariage de Tuya, a la saveur d’une scène de comédie romantique…

Absolument. C’était un jour où, une fois de plus, j’étais en total désaccord avec mon professeur d'art dramatique. Je suis par nature très insatisfaite et je devais encore être en train d’argumenter avec elle. Wang Quan An passait par là, m’a aperçue par la fenêtre et est rentré dans la salle de classe, prétextant chercher une comédienne pour un film. La prof lui a dit d’aller voir ailleurs car il ne trouverait, dans ce cours, que des élèves posant de gros problèmes. Il a répondu du tac au tac qu’il adorait les gros problèmes et comme je me tenais debout, il m’a tendu son scénario en me disant de l’appeler si ça me plaisait. Trois heures plus tard, je passais le coup de fil…

 

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le personnage de Tuya ?

C’est une femme vivant en Mongolie et dont le mari tombe gravement malade à cause d’un travail quotidien particulièrement harassant. Elle est donc obligée d’accepter le divorce tout en posant une seule condition : que son nouvel époux consente à garder le précédent avec eux. J’ai tout de suite aimé le tempérament de cette femme et sa détermination. Mais je ne l’ai vraiment comprise que lorsque j’ai vécu près de trois mois sur le lieu choisi pour le tournage, afin de préparer le rôle. Les difficultés de sa vie, l’isolement et le fait de ne devoir compter que sur soi-même m’ont permis de l'appréhender.

 

Les conditions de tournage en Mongolie ont dû être extrêmes…

Il faisait - 30° en moyenne, vous imaginez de vous-même ! Je me souviens que le réalisateur passait son temps à me demander de moins sourire. Or, je ne souriais pas. C’était juste l’expression de mon visage totalement figé par le froid (rires). Mais le vrai souci a surtout été d’apprendre à vivre avec les animaux. Jusque-là, j’avais caressé un chat ou deux, pas même un chien car j’en ai peur. Et là, il a fallu vivre avec des chevaux, des chameaux et des chèvres. Et je peux vous assurer que les chèvres ne sont pas du tout faites pour jouer la comédie (rires).

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