L'heure d'été |
Ah, le beau tableau de famille que voilà !
Assayas devient un cinéaste populaire malgré lui.
Le sujet est vampirisé par ses personnages (mais est-ce un défaut ?)
Une belle réflexion sur le temps qui passe ainsi que sur la transmission des mémoires et des objets.
Les acteurs et le côté choral du film.
L'histoire, un peu plan-plan, la fin qui n'en est pas une…
Des moments de grâce.
Des moments d'ennui…
Assayas ne transcende pas son sujet et signe un film trop plat pour séduire.
Assayas touche au plus sensible, au plus près de nos états d'âmes. Sa corde vibre en évitant chaque facilité d'un roman familial. Berling au plus juste. Binoche débarrassée de Klapisch. Edith Scob impériale. Qui dit mieux ? Malheur à celui qui refusera d'ouvrir les yeux : Assayas parle d'un pays et de sa culture. Irons-nous au musée ? Irons-nous dans nos mémoires et nos sensibilités à fleur de peau ? Prendrons-nous la porte du fond du jardin, celle qui mène à toutes le découvertes ? Comment vivre entre l'heure d'hier et celle d'aujourd'hui ? C'est l'heure d'été, c'est-à-dire l'heure du choix. Assayas, décidément, sonne juste à l'horloge de nos destinées sentimentales.
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