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La première heure est correcte.
La fin fout tout par terre, comme si Spielberg avait placé la caméra dans le camion de «Duel» au bout d'une heure.
Le portrait réussi d'une ado en révolte.
De nombreuses coquetteries côté réalisation.
Un cinéaste qui se regarde trop filmer et rend son propos abscons.Première regrette un « premier long métrage rugueux et peu aimable. Mais les choix radicaux et assumés d'Emmanuel Saget font de ses personnages fêlés des êtres qui nous touchent ». Studio salue cependant « l'expressivité du film mais malheureusement son systématisme vire au maniérisme ». Également mitigé, Télérama est convaincu par « sa radicalité, en partie grâce à la fureur brute, à l'éperdu désir de vivre du personnage principal » bien que « le film s'enferme parfois dans une noirceur maladroite, presque forcée ». Téléobs non plus « ne marche pas malgré la joie initiale de retrouver Victoire Thivisol, la bouleversante «Ponette» de Jacques Doillon ».