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Un docu substantiel et très joliment réalisé.
Le sujet n'est pas évident à vendre.
Une figure centrale pleine de vie et de bon sens.
Un documentaire manquant d'ampleur.
L'émotion que suscite ce portrait de la France paysanne qui se meurt.
Portrait d'une fermière de 62 ans, réalisé par l'ancien photographe Sylvestre Chatenay, Yvette, Bon Dieu ! est un « héritier du cinéma documentaire ethnographique » (Première), qui selon Ciné Live, « possède de l’espièglerie et une belle lucidité. » Télérama regrette que « la dimension ethnographique s'éclipse au profit d'une vision simplement passéiste » et que « l'équilibre entre la démarche ethnographique et le portrait nostalgique » soit instable.
« Le film fascine surtout parce qu'il témoigne des derniers instants d'une espèce en voie de disparition. Yvette ne fait que répéter des gestes millénaires mais, après elle, plus personne en France ne le fera. » (Première). Sylvestre Chatenay, qui « a la phobie du temps mort » (Les Inrocks), semble investi d'une mission, tant il prend à cœur de montrer la réalité de la vie de cette fermière. Il a suivi pendant deux ans les activités agricoles d'une petite exploitation, avec sa caméra : «On a l'impression que le cinéaste, ayant peur d'ennuyer le spectateur, n'a montré que les scènes d'activité intense. » (Les Inrocks). Cependant, Ciné Live déplore que « le réalisateur de ce documentaire agraire se repose trop sur le seul charisme de cette agricultrice atypique sans songer à élargir le champ de son sujet. »
Pour conclure, « une sorte de chaos originel » (Les Inrocks), un film « attachant mais anecdotique. » (Ciné Live), abordant le thème « du temps qui passe » (Télérama). « D'ores et déjà un témoignage du passé » (L'Express).