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Une vision des favelas à comparer avec le voyeurisme de «Tropa de elite».
L'agrégat des extraits de la série télévisée est inégalement convaincant.
Un prolongement réussi - sans le singer - du film de Mereilles.
En 2003, Fernando Meirelles surprenait public et critiques avec La Cité de Dieu, un film choc qui racontait la vie des jeunes dans les favelas de Rio. De ce succès est née une série aujourd'hui adaptée sur grand écran par Paulo Morelli, La Cité des Hommes. Le réalisateur évite la redite en développant « de nouveaux thèmes plus intimes comme la paternité » (Première). Il « livre une œuvre prenante autour de la possible explosion d'une amitié d'enfance et de la loi du Talion » (Studio), et l'autre atout du film pour Ciné Live est « la disparition d'effets stylistiques dont l'utilisation frénétique desservait la sincérité du propos ». Bien que « la mise en scène (...) ne [permette] pas toujours à l'émotion de s'installer » d'après Télérama, « on se trouve en territoire connu (...) sans surprise ni déplaisir » (Le Monde), grâce à « un récit poignant et sensible, incarné par d'excellents acteurs » (Le Parisien). L'Express trouve que La Cité des Hommes « séduit par son énergie et la véracité de son regard ». En revanche, Libération n'est pas du tout convaincu par « les poses réflexives des personnages sur fond de musique douce [qui] rappellent plus le téléfilm que le documentaire coup-de-poing », tout comme TéléObs qui regrette que « la recette et les ficelles d'écriture semblent avoir pris le pas sur la sincérité ».