Mon père mon seigneur |
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Un sujet poignant et universel servi par une mise en scène d'une incroyable intensité.
Mieux vaut avoir le moral avant d'y aller.
Se regarde trop filmer pour convaincre.My Father, my Lord divise. Parmi les convertis, Première répand la bonne parole, séduit par « ce premier long métrage austère, étouffant » qui frappe fort. Le Monde n'est pas moins élogieux : le réalisateur signe là « un film admirable, dont la veine sensuelle et tourmentée célèbre la puissance émancipatrice du cinéma. » Une vraie déclaration de foi. Télérama salue à son tour « cette œuvre pleine de grâce et de silence qui ne tombe jamais dans l'emphase ni dans la caricature », tandis que TéléObs reconnaît au film « l'élégance du style et la densité de la quête. »
A l'inverse, Positif jette l'anathème sur le film de David Volach : « la parabole, critique acerbe de l'endoctrinement religieux, est tout bonnement écrasante et oppressante ». Studio n'est guère plus clément, ennuyé par ce film «lent, délibérément antipsychologique». Le Canard enchaîné, se pose quant à lui en agnostique et attend d'être convaincu par ce « beau film » certes, qui « ne scandalisera pas les abonnés de la synagogue », et « réjouira les mécréants », sans doute dans un souci d'universalité.