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Une histoire d'amour sublime et intemporelle, tout en nuances.
Le rythme en rebutera certains… mais ils auront bien tort.
La pudeur et la force de la mise en scène de ce premier pas d'Im kwon-taek dans le film d'amour.
Le prolifique cinéaste coréen Im Kwon-taek signe avec Souvenir son centième film, dans lequel il s'attaque enfin au sujet de l'amour. Ciné Live goûte à son « approche stylistique très inspirée ». Le film semble avoir trouvé un juste milieu tant il « parvient (...) à une harmonie parfaite entre la contemplation et l'action, sans que l'une ne vienne contrarier ou paralyser l'autre » (Le Monde), mais il « alterne temps forts et temps faibles, audaces de scénario ou de mise en scène et aspects plus conventionnels frisant l'enluminure » pour Les Inrocks, pas entièrement convaincus. L'Express regrette seulement qu'il manque dans ce film « l'insolence ou l'audace (...), dont on sait Im Kwon-taek capable ».
Néanmoins, tous sont touchés par la beauté du long métrage : « le vieux maître a encore de la ressource quand il restitue la beauté de la nature » selon Télérama. TéléObs loue également cette « œuvre intimiste profondément contemplative » qui « fait partie de ces œuvres rares où un artiste chevronné trouve la manière de combiner la plus grande ambition et la plus grande économie de moyens » (Les Cahiers du Cinéma). Souvenir est donc un film « à voir, pour la beauté, pour l'expérience » (Studio).