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Une magnifique histoire d'amour sur fond de résurrection.
Le rythme peut paraître parfois un peu lent.
Un premier film prometteur qui utilise le visible pour montrer l'invisible.
La lenteur asiatique.
Un cinéaste qui se regarde trop filmer.Pour une réussite, c'est une réussite. Un premier film, un coup de maître: la critique range aussitôt Aditya Assarat auprès de l'autre grand cinéaste thaïlandais de cette décennie, Apichatpong Weerasethakul. C'est bien simple: pas une seule mauvaise critique.
Tous le même avis, tous ont décelé les même qualités de Wonderful Town. D'abord, la mise en scène éthérée, languissante, dont on remarque plusieurs la délicatesse, «infinie» au Point, «admirable» pour L'Express. Aux Inrocks, on met ce point en perspective avec les autres grands réalisateurs thaïlandais, s'agissant d'un «filmage fluide et en apesanteur, des plans longs et une prédilection pour le travelling latéral», et d' «une mise en scène sensuelle et pénétrante» à Studio. Il est aussi intéressant de voir comment la différence d'ambiance usée dans le film est perçu par les critiques: à Télérama, il y a «remarquable unité harmonique, maintenue d'un bout à l'autre du film», alors qu'à Ciné Live, on remarque «une ambiance tour à tour sensuelle ou inquiétante». Cependant, Studio exprime bien cette dualité, Wonderful Town étant construit sur «l'«avant» (les préludes d'une passion) sur les ruines de «l'après» (le tsunami) porte par une mise en scène sensuelle et pénétrante». Les Inrocks sont les seuls à entrer dans le vif de la narration du film, qui sort le film du lot des autres productions thaïlandaises, plus expérimentales, grâce à ses influences américaines, Assarat employant «une dramaturgie linéaire à l'occidentale (...) diluée à l'extrême, très alanguie», que Télérama gonfle en parlant de «trait subtilement romanesque». Un dernier point sur le travail sonore, des «sensations étayées par l'excellent et audacieux travail sur le son», qui n'a pas échappé aux Inrocks, travail participant à «cette tonalité si particulière, à la fois planante et réaliste».
Vous l'aurez compris, Wonderful Town semble immanquable, pour ceux rebutés par les délires trop ésotériques de Apichatpong Weerasethakul, ce qui pourrait vous réconcilier avec le cinéma thaïlandais.