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Un postulat gonflé qui repose sur la révélation finale.
Quelques clichés nuisant à la tenue de l'ensemble (pendant le dîner…).
Un début intrigant mis en scène avec une âpreté adéquate.
Mais une fin mielleuse et prévisible.
Sacré Albert Dupontel : quel acteur !
On a tout compris avant qu'on nous explique.
Bouleversant et surprenant, porté par un grand Dupontel. Le meilleur Becker depuis L'Eté meurtrier.
Dupontel, oui, évidemment, mais c'est tout.
Rien ne surprend véritablement, et le tout est enrobé dans une réalisation conventionnelle et plate.La critique est aisée, l'humour aussi, parfois. Deux jours à tuer vaut-il donc la peine qu'on y consacre, allez, deux heures ? Un film de Jean Becker reste toujours un évènement en soi, signe de gageure le plus souvent. Studio a été conquis par «un film bouleversant de Becker, plus sombre qu'à l'habitude.» Grâce à l'interprétation magistrale d'Albert Dupontel, «le spectateur est plongé dans une abime de perplexité, une incertitude permanente dans ce film qui devient vite anxiogène». Pareillement, Deux jours a tuer a fait mouche du côté du Parisien. Le film est « profondément humain, puissant et lumineusement émouvant », grâce à « l'interprétation sans faille, magnétique » d'Albert Dupontel.
Interprétation également saluée par Le Figaro. Le comédien porte le film «à bout de bras ». Le film n'en est pas moins dans l'ensemble assez « inégal », toujours selon le quotidien.
Télérama n'éprouve de l'empathie ni pour Albert Dupontel, « tristement caricatural » en « inflexible misanthrope », ni pour le film, qui se résume à une « sacrée arnaque narrative ». Affirmeront ou infirmeront ceux qui ont vu le film, et surtout l'explication finale qui oblige à le « réévaluer entièrement », comme l'écrit TéléObs.
Pour avoir écrit Rocky en quatre jours Sylvester Stallone s’amuse à déclarer : « Je suis stupéfait qu’il faille parfois huit ans à certains pour écrire quelque chose, comme ce type qui écrivit Madame Bovary, un livre minable qui donna un film minable. »