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Une peinture terrible de l'enfance en Afghanistan.
Le «ton» Makhmalbaf tourne un peu à vide.
Des images souvent très belles.
Un discours confus et une démonstration idéologique ambiguë.
Un indispensable témoignage sur la condition des femmes en Iran et en Afghanistan.
Le scénario tire parfois à la ligne.
La petite fille me rappelle la mienne.
La naïveté chronique de l'ensemble.
Une vision profonde et précise de l'enfance.
Il ne suffit pas de s'intéresser à des enfants en temps de guerre pour dire des choses fortes. Dans la famille Makhmalbaf, rendez-nous le père et oubliez les autres.Le Cahier est plutôt bien noté par la critique française, intéressée par ce tableau de l'Afghanistan en 2008, observé à travers les yeux d'une petite fille de 6 ans, qui traverse un vrai parcours du combattant pour aller à l'école. CinéLive est cependant sévère et met à peine la moyenne à cause de la lourdeur de la « métaphore d'un pays fracassé, à l'agonie ». Le magasine regrette l'omniprésence des symboles et « la réalisation en DV, pas très belle ». Peut mieux faire, donc. Le Monde hésite sans vraiment trancher devant le talent de la réalisatrice : s'agit-il d'une « grande cinéaste en devenir ou d'une communicante habile rompue aux attente du public occidental ? ». D'autres correcteurs sont totalement conquis par la démonstration. Studio présente ainsi le film comme son coup de cœur de ce début d'année et évoque un « coup de maître et une œuvre universelle » : « on pense à une Guerre des boutons où la nostalgie aurait disparu au profit d'une dureté dépouillée de tout angélisme de façade ». Première est aussi subjugué par la « beauté renversante d'un film d'une simplicité surprenante ». Les Inrocks est aussi charmé par le film, porté par la présence d'épatants enfants non-acteurs. La nouvelle Makhmalbaf remplit donc haut la main le cahier des charges du premier film, et éveille la curiosité de la critique, qui attend maintenant la suite de pied ferme.