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Lounguine s'y est égaré.
Pavel Lounguine renoue avec l'héritage russe.
L'acteur principal donne l'impression d'incarner Raspoutine !
Du cinéma envoûtant et majestueux.
Un symbolisme lourdingue et une mise en scène ostentatoire.
Une rédemption fort poétique.
Loungine prend son temps avec des plans d'une longeur monotone...
Manque d'âme et de chair pour égaler son maître: Tarkovski.Grand amateur d'Andreï Tarkovsky, le réalisateur russe Pavel Lounguine signe avec son film L'île une oeuvre dans la droite lignée de son illustre prédécesseur, avec une mise en scène posée, prenant son temps pour capter les tourments d'un moine reclus dans un monastère en quête de rédemption. Mais si selon Studio, le réalisateur « parvient à installer un climat en suspension » à l'instar d'une oeuvre du maître, il déplore toutefois un « manque d'âme et de chair ». Ce détail importe peu pour Première qui de tout façon a trouvé cela « Interminable » et en est ressortie avec « un sérieux mal de crâne ». L'ennui a également pointé le bout de son nez pour Laurent Dijan de Ciné Live qui parle « d'un drame pieu(x), donc... mais dans le sens soporifique du terme ». De son côté, Le Monde préfère évoquer le « charisme » de Piotr Mamonov, « touché par la grâce comme son personnage ». Quant à Téléobs il voit en L'île « un magnifique voyage dans l'âme orthodoxe... d'une rare beauté spirituelle ».
Au bout du compte, que l'on trouve le talent de Pavel Lounguine à la hauteur ou non du grand maître soviétique, si vous ne pouvez pas voir en peinture cette pensée d'un cinéma figé dans le temps, alors pas la peine d'accoster sur terre, le risque d'ennui est quasi garanti.