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Roboratif comme un tour de train fantôme musclé.
Les hurlements en espagnol, fatigants à force
D'une redoutable efficacité.
Repose plus sur l'effet de surprise et la décharge d'adrénaline que sur une réelle angoisse.
Brrrr… On sursaute tout le temps.
On finit par avoir mal aux fesses à force de retomber sur son siège.
Un des films les plus effrayants depuis longtemps.
[Rec] est le film qui fait peur de la semaine. Les deux réalisateurs espagnols nous invitent à faire connaissance avec les locataires zombies d'un immeuble mis en quarantaine. Passant outre le débat sur la pertinence du postulat de départ (à savoir le procédé du faux-vrai reportage), Première a marché au « rythme hyper nerveux » de ce film « efficace à défaut d'être révolutionnaire. » Pour Studio, c'est le coup de foudre de la semaine. Mieux, « c'est la référence du film d'horreur intelligent ». Plus encore, « c'est tellement réussi qu'après la projection, vous regarderez à coup sûr sous votre lit avant de vous coucher », nous explique le mensuel.
Si pour Positif, le film est « sans portée sociale et politique » ou manque du « sarcasme critique d'un Romero » selon Les Inrocks, il en est tout autrement pour Le Monde qui voit dans [Rec] une vision pessimiste de la « sociabilité contemporaine » faite d'égoïsme et de défiance. Libération a été bluffé par l'efficacité du film qui « fout une trouille de tous les diables » et qui « semble renouveler le genre horrifique. » Efficace mais aussi « radical » pour Ciné Live. Avec [Rec], comme le note Le Parisien, c'est parti pour « quatre vingt-dix minutes de pure trouille, dont on ressort à la fois perturbé et euphorique. » Seule véritable ombre au tableau d'épouvante, TéléObs qui a trouvé le film « moins effrayant qu' hystérique » et le co-réalisateur Jaume Balaguero moins en verve. [Rec] n'en a pas moins fait frissonner les critiques.
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