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La poésie à la fois solaire et sombre de la mise en scène.
De très beaux portraits d'enfants.
Le réalisateur turc, nous offre un joli film contemplatif. Hélas, selon Studio, exception faite de la contemplation, ce film n'offre pas grand chose d'intéressant, tant « l'ensemble est répétitif et manque de sincérité » Positif voit au contraire plein de bonnes choses dans ce « film spirituel », « auscultation et captation du pouls d'une communauté à travers les regards croisés de trois pré-adolescents ». La revue se laisse ainsi bercer par la musique d'Arvo Pärt et hypnotiser par la « caméra flottante » de Reha Erdem. Le tableau est nettement moins onirique pour les Inrocks, qui déplorent la réalisation tape à l'œil au détriment d'un véritable contenu: «une chronique de l'enfance qui, à force de vouloir à tout prix être belle, n'en devient que banalement jolie». Cette beauté, fait pourtant la force de ce long métrage pour Le Monde: «Le cinéaste turc, donne à sa chronique villageoise une dimension épique et naturaliste».