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Encore un challenge pour le réalisateur.
Le film finit par tourner en rond… comme le taulard.
Des personnages et des situations jamais vus.
Beau travail sur l'image.
Histoire tordue, l'hystérie qui alterne avec une apathie récurrente de la comédienne est difficilement supportable. Univers asiatique, trop codifié pour un public non averti...
Le manque de renouvellement du cinéaste.Kim Ki-Duk réjouit dans l'ensemble, même si certains ont le souffle court à force de courir après l'esprit fou du Coréen. Le Nouvel Obs est envoûté par ce drame aérien. Pour Première, Kim Ki-Duk, très peu accessible habituellement, livre ici une oeuvre plus facile. Cette love-story « tordue » est vécue par des « personnages plus denses et plus ancrés socialement . Derrière l'enfermement ressort un « romantisme et un humanisme de plus en plus prégnants dans l'oeuvre au noir du Coréen ». Même avis pour Métro, qui ajoute cependant que Souffle n'atteint pas les sommets de Printemps, Ete, Automne, Hiver...et Printemps. Mention spéciale aux deux acteurs, remarquables. Côté jeu d'acteur, Libération décerne plutôt un prix à Kim Ki-duk, qui incarne le directeur de la prison « réalisateur et maton, il est à la fois voyeur, sadique et prisonnier de sa pulsion scopique ». Chaque rencontre entre les personnages est un clip vidéo dansant. Passons aux avis plus mitigés. Ciné Live retrouve toujours ce «cinéma sensuel, poétique et envoûtant» mais énonce «la limite d'un style qui peine à s'affranchir d'un esthétisme brillant mais envahissant et parfois creux». Selon Studio, le burlesque se mêle au drame, « réalisé a la va-vite, sans moyens, ce souffle se résume à une belle idée (...) ce qui lui donne le souffle un peu court ». Le Figaro apprécie la mise en scène raffinée mais un peu hermétique. Télérama, impressionné par la froideur des effets de caméra, qui contraste avec la passion animant les deux personnages, regrette les recours abusifs à des symboles parfois pesants. Le cinéaste nous avait habitués à mieux, selon Le Nouvel Observateur.