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Le film s'inscrit dans la volonté de Marvel de créer un univers comics au cinéma.
Moins shakespearien que la version d'Ang Lee.
Le casting est prodigieux pour un film a priori aussi commercial.
Quand on ne voit pas le géant vert… tout va bien, mais le ridicule le tue.
Edward Norton et quelques (bonnes) surprises.
Pourquoi refaire Hulk ? (Parce qu'on aime l'argent !)
L'efficacité de la mise en scène et l'interprétation d'Edward Norton.
Cinq ans après le Hulk d'Ang Lee, Marvel ressuscite le géant vert et confie la réalisation d'une nouvelle version au réalisateur du Transporteur, Louis Leterrier. Moins intimiste que la première version, beaucoup plus orienté adrénaline, « les effets spéciaux et les scènes d'action sont spectaculaires à souhait » selon Studio. Même son de cloche pour Première : « non seulement L'Incroyable Hulk brille par ses scènes d'actions mais le script creuse le sillon intimiste du premier volet avec une véritable valeur ajoutée : Edward Norton » qui y « est pour beaucoup dans la (relative) réussite de ce blockbuster estival » (TéléObs). Certains ne boudent pas leur plaisir, vantant cette « aventure captivante et spectaculaire plutôt réussie » (Le Figaro) et qualifiant le long métrage de « meilleur film d'action du moment » (Le Parisien).
Mais les avis restent mitigés et le héros vert de rage ne convainc pas entièrement Ciné Live, pour qui « le film reste délibérément prisonnier de sa mise en forme dédiée au jeu vidéo ». Quant au personnage de Hulk, « autant Edward Norton émeut, autant son double en 3D laisse indifférent » (Première), etle film pêche « de ne pas savoir doubler Norton d'une figure plus consistante que cette baudruche verte irréelle » pour Les Inrocks. Studio regrette un « scénario [qui] manque trop d'aspérités pour convaincre, s'achevant dans un banal affrontement entre deux monstres », et Le Monde partage cet avis sur la fin du film déplorant « le combat hideux opposant les deux titans », malgré une première partie où le réalisateur se montre « à l'aise avec les multiples strates de son récit ». « Le Hulk nouveau est un vulgaire blockbuster estival » pour Télérama, qui n'apprécie pas le géant vert. Enfin, Les Cahiers du Cinéma enfoncent le clou avec cet adage : « un cinéaste français tournant aux Etats-Unis ressemble généralement à un enfant (...) martyrisant l'animal qu'on vient de lui offrir ».



