Le talent incomparable de Klapisch dans une galerie de personnages attachants.
Quelques longueurs et excroissances qui peuvent énerver...
La distribution et un tandem Klapisch-Duris qui devient adulte.
Les péripéties semblent souvent aléatoires (on dit que le film durait 15 heures !)
Un projet ambitieux et prometteur.
Des clichés à la pelle, des mièvreries d'écriture...
Un film d'ambiance sur Paris.
Des situations (scènes) tellement irréalistes que le film bascule.
Le côté choral, la simplicité de l'histoire, les acteurs excellents…
Quelques (petites) longueurs...
Des moments tendres et émouvants...
D'autres bien lourdauds...
Une émotion digne des meilleurs Lelouch.
Maurice Bénichou dans le rôle d'un psy face au cabot Lucchini ou comment un véritable acteur phagocyte le faux acteur qui lui fait face et le tout sans rien dire ou presque. Du grand art.
Une longue série de cartes postales et de clichés sur un Paris déjà vu mille fois ailleurs et des Parisiens convenus depuis la boulangère-raciste-mais-au-grand-cœur jusqu'à la top model dont le rêve est forcément de s'envoyer en l'air avec un fort des HallesOn dirait que cette fois, le paris est à moitié perdu pour Cédric Klapisch, qui énerve comme d'habitude ses détracteurs, mais ne convainc qu'à demi ses admirateurs, qui restent malgré tout sous le charme. CinéLive s'emballe ainsi quand même pour le film : « Qu'importe que le message soit banal, que la chorale soit inaudible, Paris sera toujours Paris, Klapisch sera toujours Klapisch ». Première parle d'un « film agréablement superficiel », qui fonctionne surtout grâce aux personnages de Duris et Binoche. Si Le Figaro aime aussi le film, « c'est que, derrière et autour de ce quotidien pris sur le vif, il y a un souffle et un élan que l'on peut appeler cinéma ». Studio, véritablement ému par ce drame « profondément humain », admire « l'art du cinéaste de toucher au cœur avec pas grand chose ». Et puis surtout, il y a les acteurs, la Binoche en tête : « Il y a longtemps que l'on avait pas vu Juliette Binoche aussi bouleversante que dans la peau de cette assistante sociale en quête d'amour ». Les détracteurs n'y vont par contre pas de main morte. Selon les Cahiers, « A la recherche du Resnais d'On connaît la chanson, et d'un grand film français fédérateur, Cédric Klapish trouve Lelouch, Amélie Poulain et l'écœurant marchandage des films choraux ». Le pire étant qu'à force d'aller à contre courant de l'idéologie dominante de droite, le film tombe dans une fâcheuse « démagogie populiste ». Le Monde tempère un peu : dans le film, « tout paraît au mieux habile, au pire abusivement simplifié », mais en arrive à la même conclusion, « Cédric Klapisch a rêvé d'un film monde, il ne livre qu'un nouvel échantillonnage propre à satisfaire les instituts de sondage ». Les Inrocks trouve le résultat « superficiel », c'est « un compromis mou, une exhaustivité neutre » à laquelle arrive le cinéaste. Libé est encore plus en colère contre un film « socio-cucul, une version de « Plus belle le vie » format scope à l'attention des 15-30 ans », qui s'illusionne complètement, sous couvert de réalisme social sur la réalité qu'il décrit. Bref, Klapisch tombe pour beaucoup dans le piège du film carte postal, qu'il cherche pourtant bien à éviter.