Esthétique noir et blanc et interprétation remarquables.
Benchetrit prend un peu trop la pose de l'auteur qui a révisé tout Godard.
Samuel Benchetrit a toujours rêvé d'être cool.
Copier n'est pas créer.
Un hommage élégant et décalé à la série Noire made in France.
Le principe du film à sketchs.
La rencontre en Arno et Bashung. Et la présence de Bouli Lanners.
Un côté Jim Jarmush du pauvre.
Un sens du dialogue et des personnages et une mise scène au cordeau font de ce film un objet intemporel, aussi émouvant que drôle.
Chic et choc Benchetrit. Evidemment Anna c'est mieux que Carla.. Et encore c'est quoi cette affiche people débile où une mère-actrice exhibe sa fille bébé avec un flingue glisssé dans le pantalon («Oui, mais c'est bun faux flingue» dixit Mouglalis dans la presse. Nous voici définitivement inquiets...°) ? Un film pour rien en fait.Le caractère ultra référencé des gangsters de Benchetrit, sous influence Jarmuschienne, Tarantinesque, scorsesesienne ou godardienne, énerve ou amuse la critique, mais ne laisse pas indifférent. Première se fend ainsi en un Pour présentant le film « comme un agréable album de reprise qui s'écouterait entre deux verre de bourbons » et un Contre rappelant qu'une cafétéria belge n'est pas Memphis et qu'Arno n'est pas Iggy Pop. Pareil dans Télérama, avec un Ulysse aux anges devant l'hommage en magnifique noir et blanc et un autre faisant la gueule devant ce Kaurismäki ou Jarmusch du pauvre. Il y a donc ceux qui trouve l'hommage « poussif et appuyé » (Les Inrockuptibles) et ceux qui applaudissent à deux mains ce film « irrésistible » (CinéLive), « doux, drôle, jamais amer, en un mot, vivant » (Studio) et aux dialogues cocasses (Le Monde). A n'en pas douter, ces derniers sont les plus nombreux et bruyants. J'ai toujours rêvé d'être un gangster réussit le casse de la presse et vole une belle poignée de critiques positives, mais laissant aussi derrière lui quelques déçus ayant le sentiment de se faire arnaquer.

