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La curiosité que représente un film nord-coréen.
Plat, sans style et bêtement propagandiste.
La découverte d'un cinéma inconnu : le cinéma nord-coréen.
Trop de propagande tue le cinéma.Comme le dit Le Monde : « Premier film de République Démocratique de Corée à parvenir jusqu'à nos contrées occidentales, Journal d'une Jeune Nord-Coréenne mérite d'être vu pour cette raison ». Le problème, c'est que c'est bien la seule à justifier le déplacement pour voir cette curiosité. Selon Ciné Live, « le seul intérêt de ce morceau de propagande est d'être un objet de curiosité pour qui ne s'est jamais encore frotté à la production nord-coréenne », alors que TéléObs trouve « hallucinant » de voir « un film 100 % stalinien en plein XXIe siècle ».Télérama rappelle encore qu'il s'agit d'un pur produit de propagande, dont le scénario a été revu et corrigé par Kim Jong-Il en personne (grand fan de la série des Vendredi 13, paraît-il !) et vu par 8 millions de Coréens (soit un tiers de la population du pays !). Les Inrocks rigole bien devant « cette esthétique surannée, évoquant un mélo taïwanais sixties aux couleurs fanées ». Pour résumer, voilà donc une curiosité sociologique, qui cache mal sa nullité cinématographique et son instrumentalisation idéologique, mais comme le dit Libé, « à hauteur de 12 ans, ce n'est pas plus crétin qu'un pensum hollywoodien ».