|
Un générique génial et de l'action.
Le propos.
Un sujet d'actualité.
Plus tape-à-l'œil que réellement incisif.
L'énergie démentielle de la mise en scène.
Une ambiguïté qui peut être mal comprise.
Le savoir-faire de la mise en scène.
Le scénario nous ressert de vieux clichés patriotiques.
La mise en scène de Peter Berg a ce quelque chose du producteur Michael Mann...
Ca ne va pas trop loin dans le propos politique.
De l'action et de la réflexion.
Un peu de mou au milieu.
Puissant, pertinent et musclé comme un Friedkin.
Quelques touches d'humour un peu à côté de la plaque.
L'efficacité de la mise en scène.
Un film d'action américain sur les relations avec le Moyen-Orient, sur fond de guerre anti-terroriste? L'ambition a de quoi faire jaser. Et c'est le cas pour une partie de la presse affligée par un opus cliché et brute de décoffrage. Pour Le Point, Peter Berg utilise les « recettes classiques du film d'action » et signe un film d' « un simplisme confondant ». Même avis pour Studio, qui incendie ce « jeu vidéo », où l'action prime sur tout. Le prétexte culturel en début de film a tôt fait de sauter avec les expatriés dans l'attentat d'ouverture, selon Télérama (qui a encore la nausée en pensant à la photo du film) et Libération effondré par ce « manichéisme bipolaire ». Le Nouvel Obs descend ce «thriller nauséabond entre 24 Heures chrono et Les Experts», «transpirant d'arrogance et de racisme larvés». Moins radical, Marc Toullec de Ciné Live ne voit rien de neuf, mais salue un argumentaire fait « avec talent et motivé par une conscience politique et la volonté d'un spectacle puissant ». Une fois n'est pas coutume, Le Figaro et les Inrocks tombent d'accord. Le film traîne en longueur, passé un bref résumé qui accrédite le film, le public n'aura droit qu'à un suspense mou. Mais Berg redresse la barre durant les trente dernières minutes, selon Dominique Borde, et livre « un constat de haine » qui boucle un film, trop ou pas assez sérieux. Les Inrocks aussi relèvent avec étonnement ce résumé des relations Etats-Unis /Moyen-Orient depuis le 11/09 dans le générique, « parfait pour un prof de géopolitique », assez « ludique pour la génération MTV/zapping ». Le reste n'est que divertissement. Mené comme un jeu vidéo, Le Royaume finit sur un finale, « esquisse d'un cycle infini de vengeance évoquant le Munich de Spielberg en plus (super)- héroïque ». Dernier atout du Royaume, pour Le Monde, ce film est le premier d'une longue lignée de vengeance de Hollywood sur Al-Qaïda, et rien que pour ça, il vaut le coup...