99 F |
Le film le plus abouti de Jan Kounen. Un grand film.
Comme il le dit lui même : «Le Fight Club du yaourt»
Une mise en scène spectaculaire et inventive
L'aspect prêchi-prêcha d'un discours réchauffé
La mise en scène (même si le réal est aveugle)
L'irresponsabilité du projet
Un ton décalé et un effet miroir du cinéma comme produit industrialisé
Une mise en scène surchargée de gimmicks
Du cinema plus créatif et féroce que la pub
Le regard acide sur la pub
Comédie ou règlement de compte. A du mal à trouver sa voie (et sa voix) !
Tordant et désespéré
Peut effrayer les âmes sensiblesLa presse achète le coup de gueule de Frédéric Beigbeder porté au cinéma sans marchander ses compliments. L'adaptation de Jan Kounen, « belle trahison » du roman, « communique une énergie adolescente » au Journal du Dimanche diverti par l'association de pubards Kounen, Jean Dujardin, et Jocelyn Quivrin. Studio double la mise: « le roman a gagné en épaisseur en passant au cinéma », et admire la métamorphose psychologique de Dujardin en salaud irresponsable, beaucoup plus inquiétant que le vrai Beigbeder. Des « mouvements de caméra renversants », un scénario « qu'on boit cul sec », Jan Kounen attaque le milieu de la pub comme un « pitbull qui sortirait d'une grève de la faim » affirme Mathieu Carratier de Première, par ailleurs émoustillé par le « cynisme ahuri » de Quivrin et l'arrogance de Dujardin changé en « raclure désarmante ». «Trash et déjanté» juste comme il faut, pour Le Parisien. Eric Libiot de l'Express achète aussi 99 Francs, «gros clin-d'oeil» en forme de «produit» décapant évitant le manichéisme. D'accord, Le Monde voit plutôt «un trip acide» plein de trouvailles. Le Figaro et son petit frère le Figaroscope font également campagne mais trouvent 99 Francs plus divertissant que réellement corrosif. Cependant les prix discount ne sont pas du goût des Inrockuptibles. Ceux-ci ne mettent pas un kopeck dans l'affaire et balancent sur le produit: «une caricature vulgaire et autopromotionnelle» conduite par un Jean Dujardin «suintant la lourdeur et l'autosatisfaction».
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