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Des Abeilles et des Hommes

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Des Abeilles et des hommes : quand honey rime avec money Des Abeilles et des Hommes - 5,0/5 (5,00)

Des Abeilles et des HommesAprès Les Raisons du coeur (1997), dernier métrage en date de Markus Imhoof, le réalisateur revient avec son second documentaire et parvient là aussi à se frayer un chemin jusqu'à notre coeur avec Des Abeilles et des Hommes, documentaire poignant sur la disparition de plus en plus alarmante des abeilles.

 

De l'ingratitude

Nous n'y prêtons pas assez attention, mais c'est incontestable : le nombre d'abeilles diminue considérablement, elles sont pourtant nécessaires et indispensables et à notre survie puisque comme nous le répète le cinéaste sans les abeilles, pas de pollinisation, ce qui implique une disparition des fruits et Des Abeilles et des Hommesdes légumes. Alors pourquoi ces petites bêtes ailées ne veulent-elles plus faire leur boulot ? Et oui, les abeilles ne sont pas capitalistes, elles ne se soucient guère de rapporter de l'argent, pour nous, êtres humains, c'est bien sûr une autre histoire. Attiré par l'argent, l'homme en oublie bien qu'il est souvent ingrat envers ce qui lui permet de vivre de manière aisée. Cette ingratitude a pourtant un prix, plus d'abeilles, plus de miel, et bientôt plus de nourriture et plus de sous !

 

Un sentiment d'indignation

Markus Imhoof nous fait assister à une véritable tragédie, sous nos yeux défilent des images qui nous révoltent mais aussi des sons de voix qui ne font qu'accentuer ce sentiment d'indignation. Le réalisateur rencontre plusieurs personnes ayant des rapports aux abeilles et à l'argent très différents: de l'apiculteur local à l'apiculteur industriel, le discours change, Des Abeilles et des Hommesles méthodes aussi. Alors quand un des interrogés, face à la maltraitance des abeilles, avance l'argument capitaliste, on a du mal à le suivre. Pourtant, n'est ce pas ce que nous faisons un peu tous, se dire que finalement ce n'est pas si grave et laisser faire ? Le documentaire d' Imhoof tente de faire entendre ce que nous refusons d'admettre, l'expression « regarder la réalité en face » prend ici tout son sens parce qu'on le sait que les abeilles disparaissent, mais les hommes ont cette faculté a occulter et à mettre de côté certains problème qui les dérangent. Himhoof rend la mort de ces insectes affligeante, ainsi lorsque les abeilles tombent comme des mouches suite à la pulvérisation de produits traitants les arbres, nous sommes à la fois émus et monte en nous un sentiment de colère, pas seulement contre ceux qui orchestrent le traitement (ça serait trop facile !) puisque d'une certaine manière on y contribue tous à la disparition des abeilles, qui n'a pas ou ne mange pas des produits préalablement traités ?

 

A la fin du documentaire, Imhoof ou plutôt la voix de Charles Berling cite cette phrase d' Einstein Des Abeilles et des Hommes« Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre». Einstein était clairvoyant et voyait déjà l'extinction des abeilles comme un danger qui nous serait fatal. Toute menace n'est pas imminente et pire est celle qui petit à petit s'installe dans les consciences collectives sans nous laisser aucune chance au moment ultime pour agir... Alors, volez jusqu'au cinéma le 20 février !

 

Si vous avez aimé The End of the Line, L'Océan en voie d'Epuisement, Tous Cobayes ?, Pollen ou encore Solution locales pour un désordre global, vous aimerez Des Abeilles et des Hommes.

 

Par Anne-Laure Thirion

 
 

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