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Des Morceaux de Moi

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Des Morceaux de moi : une famille déchirée Des Morceaux de Moi - 1,0/5 (1,00)

Des Morceaux de MoiLe titre du film est bien à l'image de ce qu'il est, fragmenté. Alors même si la vie n'est pas caractérisée par sa linéarité, on aime se dire qu'on sait à peu près où l'on va. Ici, on pense parfois suivre une bonne lancée mais en vain, la réalisatrice Nolwenn Lemesle ne parvient pas à nous donner envie de suivre les personnages tourmentés et névrosés qui s'agitent devant nos yeux.

 

La jeune fille à la caméra

Le métrage débute par une jeune fille qui se filme elle-même devant sa caméra, genre de testament qui gesticule en quelque sorte jusqu'à ce qu'elle simule sa propre mort sur le ton de la rigolade, marrant ? Non, pas le moins du monde, nous sommes plutôt consternés et surpris. Cette première scène nous rend un peu allergique à la vue de l'adolescente ( Adèle Exarchopoulos), heureusement cette allergie là ne sera pas l'affaire de toute une vie, nos yeux nous piqueront seulement (quoique c'est déjà beaucoup) 1h30. Erell, l'adolescente en question filme toute sa vie, cela va sans dire qu'il y Des Morceaux de Moi - Zabou Breitman, Adèle Exarchopoulosa des moments pas très intéressant et encore moins exaltants dont nous n'avons clairement que faire. Filmer sa maman au réveil alors qu'elle dort, n'est pas forcément un moment palpitant où nous sommes tenus en haleine. Néanmoins, on comprend l'objectif de la réalisatrice qui est de nous montrer la réaction de la maman ( Zabou Breitman), mère grincheuse et peu aimable (c'est presque un euphémisme), le moins que l'on puisse dire c'est que les personnages de cette « famille » ne respirent pas la joie de vivre. Une mère malade qui voit déjà son heure arrivée développe une vraie obsession pour la mort, mettre toutes les économies du couple pour acheter un caveau dans lequel elle pourra y mettre toute sa famille est une des bonnes idées entre autre qu'elle cultive, pourquoi pas, une fille délaissée par sa mère qui est plutôt le « lot de consolation », une soeur partie sans rien dire et qui débarque 4 ans plus tard enceinte (petit suspens concernant sa disparition qui s'évanouit lorsqu'on attend des explications qui n'arriverons jamais), et un père qui tente tant bien que mal de faire cohabiter tout ce petit monde, tâche qui vous le devinez s'annonce ardue !

 

Mère/fille, mode d'emploi

Si les personnages arrivent tout de même parfois à partager des moments de tendresse, ils sont trop rares, on pense surtout à la relation mère/fille qui ne parvient pas à évoluer, bien sûr ça ne se fait pas comme ça mais la réalisatrice Des Morceaux de Moi - Adèle Exarchopoulosn'a pas un temps infini, plus d'une heure, il aurait été peut être fallut utiliser toutes ces minutes à bon escient. En effet, ce qu'il résulte c'est que c'est bien la mère le noeud du problème, problème qui n'arrive pas à être démêlé, pourtant les tentatives d'Errel ne manquent pas, provocation, demande d'explications.... La mère reste silencieuse et si on peut admettre qu'elle se taise la première fois, quand l'adolescente récidive, on ne comprend pas très bien cet absence de parole, ça n'avance pas à grand chose et en plus ça nous laisse à voir une Zabou Breitman un peu fade plus énervante qu'autre chose. Même les moments d'«évasions» d'Erell avec ses amis ne sont pas convaincants, nous avons tantôt affaire à des clichés, tantôt à des situations pathétiques tellement les problèmes de ses compères sont énormes (oui, eux aussi sont filmés par Erell !). Le seul moment de clarté est quand, à la fin du film, la lumière pénètre enfin... la salle de cinéma.

 

Si vous avez aimé, Un week-end en famille, Crawl ou Wrong, vous aimerez peut-être Des Morceaux de Moi.

 

Par Anne-Laure Thirion

 
 

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