Se connecter | Créer un compte



Best Plans

Ajouter à mes films favoris
 

Best Plans : une rédemption impossible Best Plans - 3,0/5 (3,00)

Best Plans David Blair, réalisateurs de nombreux téléfilms, en Grande-Bretagne, fait dans le drame social avec Best Plans sa réinterprétation des Souris et de Hommes de Steinbeck. Un film aussi noir que les thèmes qui hantent le cinéma britannique et qui nous le fait aimer encore plus.

 

Best PlansDavid Blair propose de réinterpréter des Souris et des Hommes de l'américain Steinbeck, en transposant l'histoire dans la Grande-Bretagne contemporaine. Danny, une petite frappe, qui vit de larcins et se fait rattraper par plus gros que lui, remplace George Milton et Joseph, un déficient mental, doté d'une force physique qui le dépasse, prend la place de Lennie Small. Tous deux évoluent dans une société britannique meurtrie par des maux présents dans tout le cinéma de cette partie du monde : L'alcoolisme, le manque d'espoir en l'avenir, l'impossibilité de rédemption. Cette violence du quotidien est traduite par une violence physique à laquelle sont confrontés les personnages, surtout celui de Joseph, impliqué dans des combats de rues pour payer la dette de Danny. Un univers noir, retranscrit par une photographie qui l'est tout autant, la même que celle des films de Ken Loach ou encore de Danny Boyle à ses débuts.

 

Best PlansQuelques moments de clarté hantent le film, à travers les deux personnages féminins, qui semblent représenter une issue possible pour les deux héros. Le film articule de façon intelligente les deux relations, notamment à travers des montages alternés montrant la violence de l'une contre la douceur de l'autre. Cette violence est incontrôlable, instoppable, c'est elle qui entraînera la fin d'un des personnages, comme dans un dernier acte de sacrifice, il obtiendra par elle, la rédemption de ceux qu'il aime mais, ne pourra trouver la sienne.

 

Best PlansSi le film propose quelques clichés, notamment dans la relation qui unit Danny à Joseph, celle-ci n'est pour autant moins belle, tous comme les moments mélodramatiques, appuyés par la musique, ne sont pour autant moins émouvant. David Blair, penche parfois dangereusement vers le ridicule, sans jamais, y tomber, notamment avec l'histoire d'amour entre deux déficients mentaux, qui aurait pu être imbuvable et «sucrée» au possible, mais qui pourtant tranche avec la violence omniprésente et représente ainsi la part de douceur nécessaire au film. On se laisse porter par celle-ci, en l'acceptant complètement, grâce notamment au jeu des deux acteurs, le géant Adewale Akinnuoye-Agbaje et l'excellent Stephen Graham. Un film qui ne révolutionnera pas l'histoire du cinéma, mais qui ne fait que confirmer notre amour déjà présent, pour le cinéma britannique et ses acteurs.

 

Par Camille Esnault

 
 

Les commentaires des lecteurs

 

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook

Zoom Avant

Zoom Avant