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Jours de pêche en Patagonie

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Jours de pêche en Patagonie : to be pittoresque or not to be ? Jours de pêche en Patagonie - 3,0/5 (3,00)

Jours de pêche en PatagonieOn ne sait rien ou presque de Marco, sinon qu'il a la soixantaine, flaire le jeune retraité qui veut rester dynamique, dans le coup, ne pas être exclu de la société et de sa famille qu'il a dû longtemps délaisser pour ne pas dire parasiter...

 

Jours de pêche en PatagonieOn ne sait rien mais tout cela on l'imagine, on l'interprète, on le suppute car aucune donnée n'est véritablement fournie par le film qui reste dans la suggestion. Carlos Sorin sous-informe son spectateur non parce que son film est dépourvu de contenu mais au contraire pour faire passer l'appréciation et la compréhension de sa richesse par d'autres voies. Marco entreprend donc un voyage en Patagonie pour des motifs mystérieux au début mais surtout prétextes à quelques rencontres toutes simples dans lesquelles on ressent la gêne, la retenue et en même temps la fragilité qui affectent un personnage plus sombre qu'à l'ordinaire.

 

Jours de pêche en PatagonieL'intrigue abrégée, digne d'une nouvelle plutôt que d'un roman, la musique légère, un peu trop à notre goût, tout cela pourrait nous tromper et nous faire croire à un simple film de bons sentiments. Les mélodies d'une mélancolie guillerette manquent parfois de faire céder le film au pittoresque de la sensiblerie régionale, une couleur locale sud-américaine qu'on a déjà dû subir cette année : mal avec les caricaturaux El Puesto, et Tourbillon, un peu mieux avec Historias. Pourtant Jours de pêche en Patagonie s'en sort avec les honneurs si l'on passe nos aprioris et ce qui pourrait paraître comme une maladresse. Parce que la forme du film est plus intelligente qu'il n'y paraît, parce que le film n'est pas dans la démonstration de son tampon « film d'auteur ». Carlos Sorin nous l'a confirmé en interview, il manipule son spectateur, se met à sa place et cherche toujours à maintenir éveillée son attention tandis que beaucoup d'autres se privent de ce travail persuadé par leurs dogmes soi-disant réalistes ou poétiques.

 

Par Léo Pinguet

 
 

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