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Télégaucho

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Télé Gaucho : Comédie engagée Télégaucho - 4,0/5 (4,00)

TélégauchoInspiré de la propre expérience de Michel Leclerc à Télé Bocal, ce film fait mine de rien, comme ses protagonistes, sa petite révolution sur grand écran.

 

Télégaucho - Maïwenn, Eric Elmosnino, Félix MoatiTout a commencé lorsque les caméscopes ont remplacé les caméras. Faire de la télé devenait alors à la portée de tous. Jean-Lou, Yasmina, Victor, Clara, Adonis et les autres ne voulaient pas seulement créer leur propre chaîne de télé, ils voulaient surtout faire la révolution. Ainsi naquit Télé Gaucho, aussi anarchiste et provocatrice que les grandes chaînes étaient jugées conformistes et réactionnaires. Cinq années de grands foutoirs, de manifs musclées en émetteur pirate, de soirées de beuveries en amours contrariées... et ce fut ma parenthèse enchantée.

 

Télégaucho - Sara Forestier, Félix MoatiAprès Le Nom des gens, Michel Leclerc revient filmer une petite communauté qui à son échelle tente de résister durant la fin des années 90. Résister à quoi ? « Aux chaines de merde » et au conformisme ! Son expérience dans une chaine associative a nourri son histoire d'anecdotes sur la vie en communauté. Le héros, joué par le très prometteur Felix Moati, ne sait pas encore vraiment où est sa place. A la fois motivé par ses rêves de réalisation, il travaille pour une grosse chaine aux émissions racoleuses à fort taux d'audimat, autrement dit le Diable et aspire pourtant à être un membre à part entière de Télé Gaucho. Et c'est en appuyant le scénario sur ce paradoxe que le réalisateur réussit son film. En effet, même si cela ne plaira pas à certain, il livre une lecture sans concession d'un milieu qu'il connait très bien. Tous ne sont pas motivés par de nobles raisons et renverser le système en place n'est pas chose aisée. Le Grand soir, ce n'est peut-être pas pour demain, mais en entendant, ces gauchistes enraillent petit à petit la machine d'un système qui se croit encore trop bien rodé.

 

Télégaucho - Maïwenn, Eric ElmosninoEt dans cette ambiance saltimbanque, c’est grâce à ses personnages, dont les bons comme les mauvais côtés sont dépeints, que ce long métrage apporte une bouffée de fraicheur en ouvrant une lucarne sur un passé pas si lointain. Maïwenn est une militante pur et dure, au point parfois d'être enragée, Eric Elmosnino est l'amuseur public, roublard et dont la maxime reste et sera toujours « L'idée c'est d'être gentil maintenant pour les niquer après ». Et bien sûr on retrouve Sara Forestier, aussi folle que dans le Nom des gens mais dont l’engagement politique n'est plus basé sur le sexe comme véhicule de la politique... Ce n’est certes pas le personnage de Baya, mais ça y ressemble beaucoup. Moins poétique que son dernier film, Michel Leclerc livre pourtant une comédie touchante, drôle où chacun des acteurs incarnent avec talent ces personnages hauts en couleurs.

 

Par Laura Terrazas

 
 

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