Lady vegas - Les Mémoires d'une joueuse |
A Las Vegas, une ex stripteaseuse intègre le milieu macho, juteux et anxiogène des paris sportifs où elle réussira à devenir la femme de la situation...
Contrairement à ce que peut nous laisser penser le titre, Lady Vegas n'encense pas du tout le glamour à paillettes de la capitale américaine du jeu. Oubliez la roulette russe, le champagne et les clubs de striptease, car c'est un tout autre coté que décide de nous montrer Stefen Frears dans son dernier film. En s'inspirant des mémoires de Beth Raymer, le célèbre cinéaste nous entraine dans les coulisses des paris sportifs.
Interprétée par Rebecca Hall, Beth Raymer semble être un personnage de pure fiction mais a pourtant bel et bien existé. Délurée, spontanée et fonceuse, Beth a de grandes qualités et beaucoup de talent même si elle ne sait pas toujours s'en servir. Fonçant tête baissée dans ce que la vie peut lui offrir, elle se retrouve souvent à prendre les mauvaises décisions.
La vingtaine bien entamée, notre héroïne se contente de son métier de stripteaseuse en Floride. Comprenant un jour qu'elle est capable de mieux, elle décide d'échapper à son destin en partant pour Vegas dans l'espoir de trouver un boulot de serveuse. Sa bonne étoile lui fait rencontrer Dink, un parieur sportif tout en chaussettes montantes et chemises délavées joué par un Bruce Willis métamorphosé. Pensant déceler un vrai potentiel chez elle, celui-ci décide de lui apprendre le b.a-.ba du métier. Tout d'abord perdue dans cet ouragan de chiffres, de coups de fil et de liasses de billets, Beth finit par prendre ses marques et se révèle même plutôt douée.
Les choses tournent bien dans la Dink inc jusqu'à ce que Tulip, la femme aussi ravissante qu'autoritaire de Dink incarnée par Catherine Zeta Jones, ne lui somme de se débarrasser de Beth. La roue tourne pour la jeune femme qui décide de tenter sa chance à New York.
Adepte de la diversité des genres, Stephen Frears s'attèle cette fois-ci à nous montrer le « coté pile » de Vegas et des jeux de hasard. Malheureusement, l'ivresse des paris et du gain ne nous fait pas tant tourner la tête que les minauderies de Rebecca Hall qui tente de nous charmer sans subtilité. Spontanée, rigolote et enjouée, la sympathie qui entoure le personnage se dissipe face au trop plein d'énergie que l'actrice transmet à chacune de ses répliques.
Par Elsa Puangsudrac
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