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Je me suis fait tout petit

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Je me suis fait tout petit : une promesse d'avenir portée par Vanessa Paradis Je me suis fait tout petit - 4,0/5 (4,00)

Je me suis fait tout petit Cecilia Rouaud silionne la quintessence de l’oralité en redonnant l’éloquence du geste et du silence par ce film d’une beauté enfantine. Le ton est lancé là où l’écrit perdure grâce à une pléiade d’acteurs qui résonnent.

 

Je me suis fait tout petit - Vanessa Paradis, Denis Ménochet Je me suis fait tout petit, c’est le poids d’une génération dans un corps d’enfant, des souffrances et des erreurs de chacun transmis à la naissance. Le silence évoqué au travers d’un personnage que l’on abandonne à un père qui n’assume pas son rôle, et qui se lit dans l’oeil de la caméra. Par se film, Cecilia Rouaud consacre toute la fantaisie d’une vie par l’inattendu d’une rencontre qui illumine parfois un sombre passé. Cet homme qui traine le fardeau d’un amour déchu, des déceptions sans raison dont il n’a pas fait le deuil, cet homme qui, brutalement fait de ses blessures des cicatrices ébranlées, c’est Yvan ( Denis Ménochet). Grâce à Vanessa Paradis, solaire, un guide au milieu de la pénombre, une étoile face à la noirceur, le film prend son envol. Si la fêlure devient belle, c’est grâce à elle, à la famille, magnifiquement symbolisée par le rôle névrosé et somptueusement interprété par Léa Drucker.

 

Je me suis fait tout petit - Denis Ménochet, David Carvalho-JorgeJe me suis fait tout petit, c’est non seulement la famille de sang, mais aussi la famille de cœur, qui se forme par les alliances et les lâcher prise. Une promesse d’avenir, une garantie d’espoir que caresse l’autre face à l’amertume outrepassée, le réalisateur signe un film donnant au vivant toute sa légitimité. Parce que, bien souvent, si l’on écoute, il est difficile d’entendre, l’ainée apprendra le langage des signes, pour faire comprendre au monde le poids du non dit, du symbole et de l’implicite d’un geste. De l’inconvénient d’être né, le petit garçon, trouvera le substitut de ce qui lui a toujours manqué, un toit, une postérité. L’insolite d’une généalogie, l’ascendance de l’incongru, la force de la larme, et la filiation d’un sourire, débute quand on était petit, pour devenir grand.

 

Par Audrey Meunier

 
 

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