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Elefante Blanco

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Elefante Blanco : un éléphant dans la pièce Elefante Blanco - 3,0/5 (3,00)

Elefante Blanco Pablo Trapero, à travers le parcours d’un prêtre en pleine remise en question, nous plonge dans la misère des bidonvilles argentins. Un long-métrage plein de sobriété et d’émotion pour montrer le chaos indicible qui règne dans ces villages de carton.

 

Passage de flambeau

Elefante Blanco - Jérémie Rénier, Ricardo DarinScène de chaos en Argentine, des hommes armés, à la recherche de « l’européen », abattent sauvagement des villageois. Cet européen, c’est le père Nicolas, interprété par Jérémie Rénier, qui s’est mis dans de sérieux ennuis, à cause de sa fougue, de son côté passionnel et imprévisible pas très en accord avec le sermont qu’il a fait. A l’opposé, il y a le père Juliàn, sage et dévoué tout entier à sa foi et aux gens du Bidonville de la Vierge à qui il dédie sa vie. La route des deux hommes se recroisera après de longues années de séparation, Juliàn secourra Nicolas, pour lui passer le flambeau, pour lui apprendre à veiller sur le Bidonville et sur l’Eléphant Blanc.

 

Un hôpital en ruine

L’Eléphant Blanc, c’est cet hôpital, en ruine, dont la ville avait commencé la construction, mais qu’à force de corruptions et de magouilles, elle a fini par abandonner, manquant des financements nécessaires. Il surplombe le bidonville, comme pour constamment rappeler la misère d’un pays qui tombe en ruine, gangrené par la corruption et qui enferme ses habitants dans des bidonvilles où règnent la terreur, la misère, la violence et la drogue. Cet éléphant dans la pièce c’est aussi le bidonville, que tout le monde voit mais que personne ne regarde, à part quelques êtres d’exception, comme ces prêtres et une assistante sociale, Luciana, qui ont la force de se battre contre des moulins à vent, jour après jour.

 

Un parcours initiatique

Elefante Blanco - Jérémie RénierPablo Trapero nous plonge avec violence et émotion, dans les allées des bidonvilles de Buenos Aires. Il le fait à travers le parcours d’un prêtre Nicolas, dont la foi s’ébranle en même temps que la tension monte dans le Bidonville. C’est son parcours initiatique, cette responsabilité que remettra entre ses mains le père Juliàn, qui sera le fil conducteur du récit et qui nous guidera dans les méandres insolubles des allées de carton.

 

Si vous aimez Jérémie Rénier et le cinéma argentin, Elefante Blanco est fait pour vous.

 

Par Camille Esnault

 
 

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