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Antiviral

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Antiviral, tu perds ton sang-froid Antiviral - 2,0/5 (2,00)

AntiviralAprès Cronenberg père, on demande Cronenberg fils. Traversé par les mêmes obsessions, Brandon a fait sensation sur la Croisette en présentant son premier long-métrage dans la Section Un Certain Regard. Un Antiviral clinique et sanglant, qui, bien que maîtrisé sur la forme, reste assez succinct sur le fond.

 

 

Syd, je suis Syd

 

Antiviral - Sarah Gadon, Caleb Landry JonesSyd March est un employé d'une clinique qui se spécialise dans la vente et l'injection de virus cultivés sur la peau de célébrités à des fans obsédés. Une communion biologique - pour un certain prix. Syd vend aussi illégalement des échantillons de ces virus à des groupes criminalisés en les volant de la clinique pour laquelle il travaille après les avoir introduit dans son propre corps. Lorsqu'il devient infecté par le virus ayant causé la mort de la super célébrité Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs et les fans en délires. Il doit alors élucider le mystère entourant sa mort avant d'arriver à la même fin tragique.

 

Entre génie et grotesque

 

Antiviral - Sarah Gadon, Caleb Landry JonesExcitant sur le papier, délectable dans l'ensemble, détestable par moments, cet Antiviral flirte entre génie et grotesque. Filmant la dégénérescence de l'être humain par un corps qui se délite, qui s'effrite, s'émiette, par ce seul désir d'approcher au plus près sa star. Ces stars, dont chaque cellule est greffée pour en faire des steaks, chaque virus dupliqué pour le fan à l'identité mutilée, Brandon Cronenberg les décrit comme des hallucinations collectives dans une mise en scène clinique. L'anatomie de l'être humain est décortiquée dans ses moindres détails, le fond blanc des personnages centraux trahissant le vide d'une vie ponctuée entre club sandwich et jus d'orange, où la sexualité se résume à ce corps à corps par seringues interposées. Si la mise en scène reflète un talent certain, on regrettera que sur le fond, cet Antiviral se contente de nous servir une soupe assez tiède sur les faux-semblants, proposant au passage une vague réflexion sur le piratage, la vie après la mort, et autres notions qui auraient amené à être davantage approfondies pour faire de cet Antiviral une exception en matière de SF.

 

Si vous avez aimé Contagion, vous risquez d'aimer Antiviral.

 

 

Par Laure Croiset

 
 

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