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Hot Hot Hot

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Hot hot hot : quand le chat n'est pas là les souris dansent Hot Hot Hot - 2,0/5 (2,00)

Hot Hot HotLa recherche de l'authenticité des émotions dans un monde où les logiques de chiffres et d'aseptisations sont reines, sujet évident mais louable lorsqu'il prend l'allure du subversion par la simplicité, moins quand cette simplicité devient le message fade d'une originalité impuissante releguée à la petite sphère privée. Hot hot hot : petite chanson d'amour qui n'a d'alléchant que son nom.

 

Du sommet de son crâne rasé comme monsieur propre, à la plante de ses pieds crispés sur leurs pointes, l'allure exagérement passe-partout bizaroïde de Ferdinand ne lui permet de rentrer ni dans les standards de la beauté, ni dans la norme sociale. Original timide et écrasé, cet homme mi-poisson, mi-enfant, flanqué pour toute relation d'une soeur alcoolique et pathétique, il doit néanmoins s'adapter à un reclassement en eaux troubles, loin des rivages de son petit aquarium attitré. Le parc d'attractions où il travaille, ferme pour travaux le frigide espace Fishland et déplace notre héros vers les confins de l'espace spa, bains, sauna, massage et autre bouillonantes activités où les corps et les machines passent au rouge : Hot, hot, hot.

 

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Ode à l'épanouissement personnel des petites gens, le film de Beryl Koltz flaire bon l'originalité malicieuse au début : un manager rendu psycho-rigide par les absurdes logiques d'entreprise est écarté et c'est tout un monde qui, par Ferdinand, prend vie sur quelques airs de musique classique. Une beauté simple émerge d'un décor ringard de super-marché. La libido reprend ses droits une fois les diktats du business désincarnés sont tombés : petit révolution qui donne à chacun des vapeurs. Fini les corps honteux et courbés, la masseuse chinoise qui sait les libérer de leurs angoisses et de leurs stress est aveugle et nous apprend à voir avec l'aide d'une employée déjantée qui fait de la photo sauvage dans les vestiaires. Malheureusement l'émancipation collective et l'effervescence première retombent bien vite dans la simplicité guillerette et faiblarde de la petite histoire du moi. Le réalisateur a trop pris goût à ses personnages tandis que le sourire du spectateur s'efface. Un format de mini-série télévisée façon Venus Beauté eut peut-être été plus approprié, avec la sauce piquante en plus. Ou un clip, Matthieu Chédid semble preneur.

 

Par Léo Pinguet

 
 

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