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Faust

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Faust : le mythe de Goethe vu par Alexandre Sokourov Faust - 2,0/5 (2,00)

FaustCaressant et soulignant le genre fantastique, Alexandre Sokourov commente et traduit le célèbre mythe de Goethe dans un registre flamboyant mais soporifique.

 

FaustLe cinéaste traduit Faust tel un créateur, éclairant dans l’anonymat, ses compères baignant dans la dépravation luxuriante. Entre répulsion et tentation, Faust, se veut en avance de ses propres prémices du monde, de son essence et ses aspirations. Le dramatisme omniprésent du long-métrage, introduit cependant le spectateur dans une danse macabre avec les codes médiévaux et le gigantesque de l’aspect précurseur du mythe. Au-delà de la citation et l’emprunt primitifs et inévitables, la fable ne parvient pas à dépasser la simple légende et de créer, l’ineffable transgression de l’anecdote fantaisiste à la vie teintée d’absurde.

 

FaustL’élégance du propos tient cependant à certaines mises en images, d’une beauté choyée par le clair obscur d’un univers scabreux, où la femme ne s’est pas affranchi de l’objet érotique qu’elle transmet à l’homme, défendu moralement d’accès. Brossée d’un coup de pinceau, la recherche picturale de la mise en scène, apporte un cadre d’une froideur presque chaleureuse. Isolda Dychauk reste le sombre fruit d’un imaginaire inaccessible là où réside toute la lumière de son esquisse. Le film s’étend malheureusement et aurait pu, pour ne pas attiédir son public, condenser les scènes clés. Hélas, le pathos enivre la réalisation proche de l’hallucination, ce qui peut ravir mais aussi décevoir, installant une aura oppressante, obligeant le spectateur à s’obliger de rester assis devant le chevalet jusqu’à la fin du tableau.

 

Par Audrey Meunier

 
 

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