Se connecter | Créer un compte



Oliver Sherman

Ajouter à mes films favoris
 

Oliver Sherman : presque ça, mais pas tout à fait Oliver Sherman - 2,0/5 (2,00)

Oliver Sherman Ryan Reynolds signe avec Oliver Sherman son premier long-métrage. Un film psychologique porté par la force du jeu des acteurs, mais qui ne réussit jamais vraiment à s’affranchir de ses chaînes pour nous emporter avec lui.

 

Oliver Sherman - Garret DillahuntOliver Sherman est le premier film de Ryan Reynolds qui a d’ailleurs, entre autre, été récompensé au festival international du film Cinefest Sudbury. Il reprend la nouvelle de Rachel Ingalls, Veterans, pour parler d’un rescapé de guerre, Sherman Oliver, que cette dernière a transformé et à qui elle a enlevé toute notion d’avenir, jusqu’à lui retirer son identité propre. Sherman Oliver ne sait plus vraiment qui il est, puisque même l’hôpital qui l’a soigné avait inversé ses nom et prénom, faisant de sa vie «presque ça, mais pas tout à fait ça». On ne sait jamais vraiment de quelle guerre il s’agit, on pense au conflit avec l’Irak et l’Afghanistan bien-sûr, mais la nouvelle de Rachel Ingalls ayant été écrite bien avant les années 2000, ainsi que des références à des bordels, (inexistants dans cette partie du monde) nous détournent de cette hypothèse. Cette indétermination a, on le pressent, été pensée et voulue par le réalisateur, finalement l’époque et le conflit comptent peu, le propos est universel, comme l’est la douleur et la misère engendrée par la guerre.

 

Oliver Sherman - Donal Logue, Garret DillahuntLe message de Ryan Reynolds est clair et développé de façon assez fine. Si la violence est au centre, le long-métrage n’en comporte aucune, seulement une tension latente, et ce son métallique, celui du briquet d’Oliver Sherman, celui des objets qui l’entourent qui revient comme le couperet prêt à tomber. Cette tension est toujours sur le point d’exploser sans jamais vraiment le faire, jusqu’à la dernière minute du film. Pourtant le long-métrage souffre de quelques passages de l’intrigue, ainsi que d’une forme convenus. Les scènes s’enchaînant les unes après les autres de façon assez didactique : fondu au noir, ordre chronologique, unité de lieu, d’action. Rien n’est outrancier, rien n’est essayé et on le regrette souvent.

 

Oliver Sherman - Molly Parker, Donal LogueSi le propos et les acteurs ( Garret Dillahunt et Donal Logue, pas assez présents au cinéma) sont la véritable force du film de Ryan Reynolds, celui-ci souffre d’une trop grande retenue, d’un manque d’emportement. Le propos pâtit de sa trop grande concentration sur lui-même, rien n’est hors-sujet c’est vrai, rien n’est décentré, mais également rien n’explose, rien n’anime. En définitive Oliver Sherman manque de cette passion qui aurait fait de lui un grand film, c’est sûr.

 

Par Camille Esnault

 
 

Les commentaires des lecteurs

 
 
 

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook

Zoom Avant

Zoom Avant