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Holy Motors

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Holy Motors : Leos Carax invente la machine à rêves Holy Motors - 5,0/5 (5,00)

Holy MotorsAprès des années de silence et ces maudits Amants du Pont-Neuf qui lui collent à la peau, Leos Carax signe son grand retour avec Holy Motors, une machine cinématographique folle, visuelle et poétique, vrombissant tel un moteur de limousine...

 

Holy Motors - Denis LavantDe l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. A la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?

 

Un film muet projeté en noir et blanc dans une salle assoupie, endormie, une porte se dérobe, l'ombre de Carax plane, puis la machine s'emballe. Une vaste demeure, des enfants qui disent au revoir à leur père, une limousine, puis une loge... Denis Lavant prend place dans cette machinerie à rêves créée sur mesure par son metteur en scène fétiche, Leos Carax. En guise de chauffeur, Céline, une Edith Scob issue des Yeux sans visage de Georges Franju. Une voix, un port de tête altier, une autorité naturelle, c'est elle qui va conduire Oscar de dossier en dossier, de personnage en personnage.

 

Holy MotorsPuis, on croisera Jean, cette égérie sur laquelle Carax jettera un sinistre sort, le fantôme de Monsieur Merde issu du segment Tokyo !, la projection des égarés du Pont Neuf, une top-model voilée, et quelques autres personnages que Leos Carax met en scène dans cette île appelée cinéma, où les morts côtoient les vivants, au même titre que les bêtes et les machines. Tout ceci pour la beauté du geste. Avec ce personnage central, cet Oscar qui joue pour je ne sais qui, qui ne sait même plus s'il est filmé, si la caméra le suit, mais peu importe, la beauté, on dit qu'elle est dans l'oeil de celui qui la regarde. Alors, c'est stupéfait que le spectateur contemplera le spectacle d'un cinéma qui voudrait revivre. Et si les hommes ne semblent plus vouloir de moteurs, ni même d'action, on dit Amen à Leos Carax d'avoir su réveiller le génie qui sommeillait en lui. ENFIN.

 

Par Laure Croiset

 
 

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