Summer Wars |
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Trois ans après La Traversée du temps, le réalisateur nippon Mamoru Hosoda nous offre son nouveau manga intitulé Summer Wars. Un film plein de tendresse sur les liens affectifs au cœur d'une famille sur fond d'omniprésence informatique. Un vrai régal.
L'histoire de Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, qui effectue un job d’été au service de maintenance de la plate-forme communautaire universelle d’Internet, plus communément appelé OZ. Un jour, à sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l’accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natuski ne l’a invité que pour jouer le rôle du «futur fiancé» et faire bonne figure devant sa vénérable grand-mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec l’aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants…
Une histoire de famille
Selon les dires d'Hosada, l'idée de Summer Wars lui est venue lors de la première rencontre avec ses beaux-parents. L'univers familiale étant primordiale dans le scénario, le cinéaste n'a, cependant, pas voulu se cantonner à un manga, sirupeux. Alors, pour pimenter l'histoire, le créateur y a incorporé l'univers de la communauté virtuelle. Une communauté qui s'est invitée dans la vie de chacun au point d'y être complètement dépendant. Peut-être un signal d'alarme envoyé par le cinéaste ?
Néanmoins, le film est plein de joie de vivre, et même si le concept de la dépendance de l'homme à la machine commence à être récurent dans le cinéma et dans japanimation ( War Games), le réalisateur arrive à le faire vite oublier. Ce monde virtuel est beau, ingénieux et pertinent et on s' y attache au fil des minutes.
Technique et subtilité
Pour nous concocter ce petit bijou, Hosada n'a pas hésité à s'entourer des meilleurs, notamment Yoshiyuki Sadamato à l'animation. Difficile de s'ennuyer devant cette œuvre avec un scénario original et bien ficelé. Mais ce n'est pas tout, les personnages sont eux aussi attachants et particulièrement joviaux. De plus, la réussite arrive également du point de vue technique. Avec une animation signé Mad House, les images sont somptueuses et soignées autant sur le premier que sur l'arrière-plan où tout semble prendre vie.
Réalisateur de talent, Hosada signe donc ici une œuvre de prestige qui restera certainement dans les annales du film d'animation.
Par André Vatrican
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