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Lost in Beijing

 

Sexe, Chine et censure (bis)

Lost in BeijingAttention, attention, la censure chinoise a encore frappé, et Ang Lee, avec son Lust, Caution, peut aller se rhabiller avec ses quelques scènes d'amour coupées.

 

Pour la réalisatrice Li Yu, c'est l'interdiction pure et dure qui est tombée pour toute sanction. Son dernier film, Lost in Beijing sur un couple de migrants à Pékin, est accusé par la SARFT (Administration d'Etat de la radio, des films et de la télévision) « d'avoir enfreint les règlements avec des scènes pornographiques (non approuvées par la censure) ». La censure chinoise avait déjà tonné lors du dernier Festival de Berlin, demandant une coupe d'au moins 15 minutes. Sans résultats.

Mais la désobéissance coûte cher aujourd'hui en Chine. Laurel Films, la société de production, n'a plus le droit d'exercer pour une période de deux ans. Et Lost in Beijing en est réduit au circuit parallèle des DVD pirates.

 

A quelques mois de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, la Chine cherche à aseptiser son image. Halte à l'association «Pékin» et «Luxure». La Chine est un pays pur et harmonieux. Qu'on se le dise.

Par : Laure Croiset (07/01/2008 17h41)
 
 

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