Démineurs |
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Les jours passent, et les critiques se font toujours plus cinglantes autour de la Mostra. Les observateurs tirent à vue et sans ménagement sur la sélection concoctée par Marco Müller, le directeur artistique du festival. Et The Hurt Locker de l'Américaine Kathryn Bigelow n'y a semble-t-il rien changé. La réalisatrice, seule femme en compétition cette année, n'a pas eu le même succès que Brian De Palma qui, l'an passé, avait reçu le Lion d'argent du meilleur réalisateur pour Redacted. The Hurt Locker suit également des soldats américains au cœur du conflit irakien mais le traitement qui leur est réservé est tout autre et le film semble manquer de nuance.
Voilà qui ne risque pas d'apaiser les observateurs les plus remontés, à l'image de Wendy Ide, journaliste au Times, qui écrivait hier : « La compétition est dénuée de lustre, depuis le risiblement raté Inju, la bête dans l'ombre de Barbet Schroeder jusqu'à l'incompréhensible Plastic City, en passant par le pire : la pédanterie malade de Nuit de chien de Werner Schroeter. »
Aujourd'hui, dernier jour de compétition, le Lido aura des allures de ring de catch puisque sera présenté The Wrestler de Darren Aronofsky avec Mickey Rourke. Le réalisateur italien Ermanno Olmi recevra également un Lion d'or pour l'ensemble de son œuvre.
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