Les Femmes du 6ème étage |
ComédieParis, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?
Fabrice Luchini, en petit bourgeois, c'est toujours un régal... Dans Les Femmes du 6e étage, il campe un personnage beaucoup plus profond que ne pourrait le laisser croire cette comédie sociale. Retrouvant Philippe Le Guay qui l'avait déjà dirigé dans Le coût de la vie en 2003, le « Luchini nouveau » tombe amoureux de sa bonne espagnole, et du pays ibérique, chaleureux, fier, et volubile.
Sous les toits des immeubles haussmanniens
Jean Louis Joubert est un agent de change des plus honnêtes, (...)
Les Femmes du 6è étage ont convaincu la majorité de la critique. Excessif le qualifie de «charmante comédie abordant drame social et romantisme sans le moindre cliché» Selon Studio CineLive: «Il se dégage du charme de cette fable sociale située dans les sixties.[...] Une comédie rafraichissante comme l'était Romuald et Juliette en son temps.» Première rajoute: «si la plupart des clichés hispaniques sont bel et bien convoqués, ils ne tardent pas à nourrir le coeur du scénario : le dégel progressif de l'iceberg réactionnaire qu'est l'agent de change fortuné interprété par Fabrice Luchini, drôle, touchant, et mesuré.» Selon Le Monde: «Le divertissement est d'autant plus réussi que les comédiens sont au diapason. Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain sont décidément parmi nos meilleurs interprètes fantaisistes.» Nouvel Obs souligne que: «Ce magnifique hommage au métier de servir est un enchantement de finesse, de malice, d’enseignement discret et amusé de la sagesse.»
Enfin pour Telerama: «Qui dit bonne comédie de caractères dit plaisir d'acteurs. Fabrice Luchini apporte de la profondeur à son personnage de vieux petit garçon qui semble surpris par son propre sourire. Dans le rôle de son épouse, bourgeoise au carré, « éreintée » par son emploi du temps futile, Sandrine Kiberlain se croit chez Feydeau, et elle est hilarante.» Quant à L'Express: «De toute évidence, on est là pour se divertir, pas pour débattre.» Liberation conclut: «Le plaisir qu’on y prend est aussi limité par cet état d’esprit légèrement utopique, on gagne en doux message humaniste ce que l’on perd en éventuelle cruauté, mélancolie ou amertume.»
Détails techniques
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Souvenir d'enfance
Après avoir passé ses premières années auprès d'une bonne espagnole prénommée Lourdès, Philippe Le Guay a souhaité faire un film sur la communauté des domestiques espagnoles implantée à Paris pendant les années 60.
Un premier (...)
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