Ce biopic sur Gainsbourg ne récolte pas tous les meilleurs qualificatifs.... En effet, « l'exhaustivité documentaire propre à l'écrasante majorité des biopics est balayée » (Première) à tel point qu'il est « impossible de ne pas être gêné par les faiblesses récurrentes qui essouffleront peu à peu le film. Les scènes se suivent et se ressemblent presque, entre défilé de stars et intentions scénaristiques floues » (excessif.com). Quant aux acteurs, « la ressemblance et le mimétisme hallucinants d' Eric Elsmonino à l'égard de son modèle sont cultivés jusqu'au vertige » (Première), « Eric Emosnino souffre quant à lui de la comparaison inévitable avec le vrai Gainsbourg - beaucoup plus violemment que les seconds rôles - mais mène le film avec sobriété et énergie » (le site). Cette lueur d'espoir révèle quelque points positifs, comme la réalisation « ample et inventive » et « sa liberté de ton et sa manière de mélanger les genres donnent à l'histoire une direction étonnante, surtout dans un cinéma français habituellement frileux ». Pour le site, ce biopic « fait partie de ces grands films, dont l'ambition hors-norme va de pair avec une certaine maladresse. Tout comme son héros, le film de Joann Sfar est envoûtant et mystérieux, enfumé et fragmenté ». Quant aux autres actrices, « les fantastiques Lucy Gordon et Laetitia Casta parviennent à apporter plus de matière à leurs personnages. La première avec une sensibilité à fleur de peau, qui prend une dimension supplémentaire lorsque l'on connaît son destin. La seconde, par son attitude sensuelle et sa présence lumineuse qui apportent une véritable bouffée d'air frais dans des scènes malheureusement réduites » et Le Parisien qualifie le jeu d'Elmosnino d'«époustouflant». Le Figaro trouve ce conte musical «audacieux, aussi poétique que subversif». Quant à Télérama, le début est apprécié jusqu'à la rencontre avec Birkin, où le film selon lui se dégrade.