Max et les Maximonstres |
FantastiqueMax, un jeune garçon têtu, quitte la maison après une dispute avec sa mère et se retrouve dans une mystérieuse forêt bordant pas un océan. Incompris et rebelle, Max vogue vers le pays des maximonstres.
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Donner chair à « l’un des livres les plus aimés de tous les temps » n’est pas une mince affaire, surtout lorsque ledit livre est dépouillé au possible, comprenant tout au plus une vingtaine de lignes de texte.
Spike Jonze relève cependant le défi, faisant d’une histoire pour enfants un film sur l’enfance. Et par enfance, il faut entendre une série d’espoirs, de rêves, de moments d’euphorie, qui, comme l’igloo construit par Max, peuvent s’effondrer en quelques secondes, cédant la place à une (...)
Les plus
Les moinsLa critique est très mitigée pour ce film. Première pense que «ce film n'est ni pour les enfants ni pour les parents (»trop de violence« dit Le Figaro), Jonze n'a pas su combler les trous et aller au-delà de la dimension psychanalytique du conte», TéléObs dit que le réalisateur «nous perd à dessein entre le conte surréaliste, la fable doucereuse et l'abrégé de pédopsychiatrie», et filmsactu.com pense que c'est un «film qui n'aime pas les monstres». Pourquoi? Parce que « les costumes sont ce qu'ils sont: du camouflage pas cher», « Les maximonstres ne sont pas rigolos et peuvent être tour à tour attachants comme des Ewoks ou féroces comme des ogres» (Première), et «voir un monstre qui souffre de la cruauté des autres faisait partie du cahier des charges que nous attendions». Quant à l'histoire, c'est une «absence d'aventures. À part courir, sauter, faire des trous, hurler, détruire, construire et se bagarrer, Max et ses copains ne font rien» (Première), et il s'agit pour filmsactu.com « d'un enfant cherchant un défouloir et allant semer le bronx chez les monstres». Quant à l'esthétique, la «tonalité maronnasse du film rebutent l'oeil plus qu'il n'en faut» (Première), «le film est tourné caméra à l'épaule, l'image tremblante constamment, sans réel souci de composition du cadre, comme pour caché la pauvreté, toute la mise en scène est ainsi victime de négligence» (filmsactu.com). Excessif.com se concentre sur le rythme narratif: «le cinéaste ne peut éviter un léger problème de rythme, né d'un scénario hybride qui ne donne pas d'intentions claires et reflète parfois une impression de répétition.»
D'un autre côté, le site et le mensuel sont d'accord sur le fait que le thème de l'enfance est très bien abordée: «ce n'est pas un film pour enfants, c'est un film sur l'enfance et sur tous ces sentiments contradictoires qui s'entrechoquent dans votre tête quand vous avez 9 ans» dit Première, c'est «une habile métaphore de l'inconstance des adultes dans notre monde moderne» dit Libération et «Rares sont les œuvres qui abordent les préoccupations de l'enfance avec sincérité et sans aucune condescendance, Max et les Maximonstres est de celles-ci.» dit filmsactu.com . «Les images ne cessent jamais d'être organiques, vibrent d'un artisanat qui les démarque d'une production contemporaine dont le charme est souvent englouti par un déluge d'effets numériques» (Première), Jonze « donne vie au conte», et fait de l'histoire «une poésie palpable à chaque plan (l'utilisation de la lumière du soleil est tout simplement sublime), en posant sa caméra à hauteur d'enfant.» C'est un film «beau, bizarre et poétique, même s'il peut parfois sembler longuet et un tantinet sérieux » d'après Le Parisien. Première souligne particulièrement la musique «démente» de Carter Burwell et Karen O, qui constitue «une des nombreuses armes fatales de ce conte». Selon Libération, c'est le meilleur Spike Jonze.
Par ailleurs, ils sont tous les deux sur la même longueur d'ondes lorsqu'il s'agit d'aborder le jeu de l'acteur principal. En effet, filmsactu parle d'une «véritable révélation», « le jeune Max Records porte le film sur ses petites épaules, déployant une richesse de jeu qu'il est rare de trouver chez un comédien de son âge, qui plus est non professionnel, comme s'il ne jouait pas mais vivait cette histoire rocambolesque, cette ode à l'apprentissage de la vie». Et à excessif.com d'ajouter: « le film ne serait rien sans la performance de son interprète principal, qui hérite d'un rôle très physique. Féroce, sarcastique, rebelle, le jeune garçon libère une palette convaincante qui séduit dès les premières minutes avant que son exploration et la découverte d'un nouvel univers lui permettent de jouer sur d'autres nuances, plus subtiles, plus contenues. »
Détails techniques
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Box-office
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Un livre au succès monstre
Max et les Maximonstres est tiré du livre d'image homonyme écrit et dessiné en 1963 par Maurice Sendak. Traduit en français en 1973, le livre jouit depuis d'un succès jamais démenti, aux Etats-Unis comme en France.
A (...)
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