Synopsis
Dans la lignée des « symphonies de grandes villes », cette œuvre, composée d'une série de tableaux, brosse un portrait de Jérusalem à l'encontre du documentaire de propagande en vigueur à l'époque en Israël. Débarrassé de toute charge idéologique, le film s'attache à la description des détails qui font de Jérusalem une ville vivante et humaine, loin de toute vision officielle ou cérémoniale. Perlov filme le mur qui divisait à cette époque la nouvelle ville (israélienne) de l'ancienne (jordanienne), un groupe d'enfants réjouis face à la caméra, une fresque dans une synagogue… mêlant passé et présent, mythe et quotidien, témoignage intime et mémoire collective. Le film rend aussi hommage au cinéaste pionnier Murray Rosenberg, l'un des premiers à filmer Jérusalem (dès 1921), et à la poétesse Zelda dont l'œuvre est largement marquée par la ville. Très novateur sur le plan formel (narration fragmentée, auto-réflexivité, faux raccords), le film est à l'origine de tout un