« Ouvertement destiné au grand public », Comme les autres « s'empare d'un débat de société contemporain, celui de l'adoption d'enfants par les homosexuels » (Le Monde) et traite ce « sujet risqué, finement négocié » (Les Inrockuptibles) sous la forme d'un film qui « se rattache plus à la comédie romantique qu'au cinéma populaire français » (Le Monde). L'interprétation du film est saluée, en particulier la prestation de Lambert Wilson, « formidable » (Première), « irrésistible dans ce rôle » (Télérama). Le film « utilise toutes les ressources du vaudeville classique » (Télérama): des « personnage archétypiques mais jamais caricaturaux » (Le Parisien), « quelques situations franchement drôles » et « quelques répliques savoureuses » (Le Monde), des « ricochets tout en finesse » et un « afflux agréable de rebondissements » (Les Inrockuptibles). Bien entendu, la critique note qu' « un film à thèse se glisse subrepticement » (Télérama) et que le film est un « divertissement réussi, au ton juste, mais pas du tout anodin » (Le Parisien). Car, selon Télérama, « tranquillement, plaisamment, un rien trop sagement aussi, le film reflète l'air du temps et cherche à le modifier en catimini ». Les Inrockuptibles, eux, estiment que le film dresse un « diagnostic important », montrant, à travers le personnage de Pascal Elbé, récalcitrant face aux désirs de paternité de son compagnon, « comment le discours de la norme hétéro a été assimilé par la minorité homo ». Le Monde déplore un « dossier de société très complet, mais si bien ficelé qu'il cadenasse tout le film ». Première dénonce un film « peu novateur, ripoliné pour éviter de déranger qui que ce soit » et qui « applique les recettes les plus anciennes de la comédie de mœurs ». Toujours selon Première, le film prouve que « les bonnes intentions sont insuffisantes pour faire un bon film » puisqu'il ne fait qu' « aligner les clichés sans rythme ni inspiration ». Le Figaroscope est tout aussi négatif: il ne voit dans Comme les autres qu' « une comédie qui accumule les poncifs » et se révèle « un nanar sociétal qui plaide pour l'homoparentalité avec cet argument imparable: les homos savent bêtifier comme les autres devant un bébé ».