Serbis |
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Drame, Comédie dramatiqueAu coeur d’Angeles, aux Philippines, la famille Pineda a élu domicile dans un vieux cinéma qu’elle exploite et qui projette des films érotiques des années 70. La matriarche, Nanay Flor, sa fille, Nayda, son beau-fils, Lando et sa fille adoptive, Jewel, se chargent de la vente de tickets et de confiserie. Ses neveux, Alan et Ronald, sont respectivement maquettiste et projectionniste. Séparée de son mari, Nanay Flor a intenté un procès pour bigamie à son ancien compagnon. Après plusieurs années d’attente, la cour s’apprête enfin à rendre son jugement. C’est dans ce contexte que l’histoire commence. Alors que tous les personnages vaquent à leurs occupations quotidiennes, on découvre peu à peu leurs penchants, et les difficultés auxquelles ils se heurtent, qu’elles soient d’ordre relationnelles, économiques ou sexuelles.
Avec Serbis, on assiste à une «journée dans un cinéma porno par le chef de file de la nouvelle vague philippine. Entre Acuité documentaire et sensualité romanesque des corps» (Les Inrockuptibles).
Le cinéaste nous offre «une immersion captivante et crue dans un cinéma microcosme d'une société à la dérive» (Ciné Live). Au niveau de la mise en scène, Télérama estime que «la force de Brillante Mendoza est de savoir miser sur l'image, le son, le rythme – sur le cinéma, en somme. Sa mise en scène crée un style». Pour Studio, le réalisateur signe «un superbe film sensoriel» où « la caméra de Brillante Mendoza s'approprie un territoire et les êtres qui l'occupent.»
Télérama a apprécié le film et déclare : «Le cinéma est vaste, profond, sinueux comme un labyrinthe. Brillante Mendoza en explore les arcanes, caméra à l'épaule, au moyen de longs travellings fascinants.» Quant à Le Monde, il estime que «tout en se tenant strictement à l'artifice du huis clos, qui le conduit à faire entrer tout un monde entre les murs de son cinéma, il met en scène la décomposition de tous les liens humains. Les dialogues sont souvent presque couverts par le bruit de la rue. Les échanges entre personnages sont séparés par de longs plans qui suivent leurs déambulations dans les couloirs et les escaliers.». «C'est parfois long, complaisant, mais aussi drôle, exotique, inattendu. Et vous aurez droit à la bande-son ambiante la plus saturée de l'année.» (Le Point)
Seul Première avoue qu'il est «difficile de défendre la nouvelle œuvre de Brillante Mendoza qui, sous prétexte de montrer une certaine réalité, se borne à choquer le spectateur en filmant une fellation par-ci, un lavage de merde par-là», mais ajoute cependant : « Certains partis pris esthétiques (le son assourdissant de la rue, bien que hors champ, semble remplir l'écran) dénotent néanmoins un vrai tempérament de cinéaste.»
Détails techniques
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Service et famille
Serbis est un film qui aborde deux thématiques bien différentes. Tout d'abord, c'est un film qui parle de service, comme son titre l'indique (Serbis signifie service en tagalog). Comme l'explique le metteur en scène, service est à (...)
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