J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un |
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Documentaire, Comédie dramatique, ChroniqueA la demande du Festival Pocket Films, Joseph Morder a entrepris le tournage d'un journal filmé avec la caméra d'un téléphone portable. La période du tournage entre février et mai 2007 voit se dérouler plusieurs évènements : des dates anniversaires importantes, le récent emménagement dans un nouvel appartement, des voyages, la vente de l'appartement familial, la campagne des élections présidentielles, des rencontres. Et pourtant la grande question que pose ce projet est la découverte de ce qui peut devenir un nouveau langage cinématographique.
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Voici donc un film totalement atypique, qui, étonnamment, n'a pas rebuté la critique. Au contraire, celle-ci a été fasciné par J'aimerai partager le printemps avec quelqu'un, filmé par le biais d'une unique petite caméra d'un téléphone portable. Film concept, prétexte à une compétition entre critiques, à qui fera l'analyse la plus farfelue.
Sans contre-façon, les plus éloquents sont les Inrockuptibles et Libération. On retient que l'intérêt principal du film de Joseph Morder est tout symbolique, prouvant «qu'on peut faire du cinéma intéressant quelle que soit la technique à disposition, pourvu que l'on soit la technique à disposition, pourvu que l'on ait un regard sur le monde, quelque chose à raconter une sensibilité et une pensée à faire partager», selon les Inrocks. Chez Libération, on sort les références à Roland Barthes, affirmant que le film «est un fragment du discours amoureux». Télérama et Studio se rejoignent, confirmant la qualité de «work in progress», «ludique» chez le premier, «étonnant» pour le second, du film, on l'on se délecte du réalisateur apprenant en direct à ce servir de son outil. Pour Libération, on voit «la très mini-caméra (...) comme un quasi-sujet, modifiant automatiquement la lumière, faisant le point comme il lui chante», alors qu'à Télérama, il «s'invente une esthétique du quotidien». Chose amusante, notre intelligentsia critique ont réussi à déceler, dans ce film expérimental, l'influence de Douglas Sirk, dont Morder est un inconditionnel, au détour d'une obsession «magnificent, comme un film de Douglas Sirk» (Libération), ou d'un plan du jardin du moulin d'Andé «fortuitement sirkien». Et si par hasard, on n'aurait pas décelé toutes les qualités précitées, Ciné Live et Le Nouvel Obs sont d'accord pour trouver le film finalement «attachant», même si ce dernier reste très centré sur la personnalité de son auteur, ce que n'a pas réellement apprécié L'Express, rebuté par «des longs monologues, parfois agaçant», n'oubliant pas de rajouter un facile «les fans apprécieront, les autres seront prévenus».
Finalement, la majorité du regard critique semble sincèrement apprécier cet essai, même si les premiers intéressés restent des aficionados de «filmeur» comme Alain Cavalier, grand camarade de Morder.
Détails techniques
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Joseph Morder répond à l'appel
C'est sur une demande du Festival Pocket Films 2007 que le cinéaste s'est lancé dans l'aventure de J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un. Le film faisait partie d'une sélection de 190 réalisations (dont 6 (...)
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