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Des Indes à la planète Mars

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Fiche technique

 
 

Synopsis

Catherine-Élise Müller a trente-deux ans lorsqu'elle rencontre Théodore Flournoy qui, intrigué et curieux, décide d'assister aux séances de spiritisme qu'elle donne à Genève. On est en 1894, la réputation du médium est en plein essor et Flournoy, de son côté, vient d'obtenir la chaire de psychologie à la Faculté des sciences de Genève. Leur rencontre marque un tournant dans la carrière du médium qui développe alors, pendant plus de 6 ans, deux fictions romanesques assorties de l'invention de langues imaginaires : l'une d'intonation orientale et l'autre martienne. Il existe une documentation précieuse sur cette histoire : le compte-rendu des séances de spiritisme rédigé par un collaborateur de Flournoy. Ce déroulé retrace avec une précision remarquable l'origine des romans subliminaux et l'apparition des langues. C'est à partir de ces documents qu'est construit le texte lu par les acteurs de ce film.

 
 

Vidéos

 
 

Revue de presse

Les chroniques semblent aussi discrètes que la sortie de ce film expérimental.

 

Le Monde paraît bien enthousiaste, le trouvant puissant: «ses puissances d'évocation» parviennent à nous sortir du petit studio, grâce à «la puissance du récit qu'il met en scène». Aux Inrocks, on s'attèle à une analyse du dispositif filmique, tirant à son compte tout ce que va reprocher, un peu plus bas, Cine Live. L'aspect languissant de la réalisation, faisant décrocher le spectateur de façon voulu, transparaît «par les mouvements pendulaires de la caméra, perturbé par la présence des comédiens face aux micros». On ose même le parallèle avec India Song, de Marguerite Duras, dans le passage en Inde, avec «plans splendides, légers, voire éthérés». Chapeau.

 

Cine Live, s'est aventuré à le critiquer, ce n'est franchement pas encourageant. On y déplore le manque d'ambition formelle, qualifié de «paresse insupportable». Le concept ésotérique de Des Indes à la planète Mars (une lecture de 2 romans, mêlant des langues de son invention, en huis-clos, dans un studio d'enregistrement) n'a pas manqué de faire fuir le journaliste, décidément bloqué par «une mise en forme soporifique». Visiblement adepte des remarques à l'importe-pièce, notre chroniqueur n'a pas pu s'empêcher d'un peu plus enfoncer ce petit film, se targuant de trouver que «Des Indes à la planète Mars n'a décidément rien de ce qui fait un film».

 

Rien que pour ce genre de remarques, il faut (au moins) essayer d'aller le voir.

 
 

Détails techniques

  • Format : 1.33 : 1
  • Couleur
 
 

Infos tournage

Parti pris

On saisit qu’au delà d’une anecdote typique d’un tournant de siècle

où le fantastique fait son apparition au croisement de la psychologie, il s’agit ici d’enregistrer l’invisible bien sûr, les contours et les traits des créatures rapport (...)