Ce drame romantique est organisé en quatre temps, les trois premiers se situant en 1976, dernière année de la Révolution culturelle chinoise. Le Soleil se lève aussi divise la presse.
Ciné Live fait le point sur les différents segments : « Le premier, le meilleur est d'un ensorcellement poétique, le deuxième est d'une perversité ennuyeuse, le troisième est une tragédie classique et le quatrième est un flash-back inutile. L'ensemble, bien que d'une constante beauté visuelle, reste bancal, labyrinthique et perd doucement mais sûrement de son intérêt ». Les Inrocks n'est pas convaincu non plus par ce film où « Jiang Wen n'y va pas avec le dos de la cuiller en s'aventurant sur le terrain kitsch du réalisme magique, chasse gardée d'Emir Kusturica. Ce qui se voudrait un geste ample et lyrique, un hymne à l'amour fou et désordonné, n'est qu'une élucubration gratuite. » Mais Le Figaro a trouvé la solution pour ne pas « s'ennuyer ferme. Mieux vaut renoncer à comprendre et se laisser emporter dans ce vagabondage poétique d'une sorte de Kusturica chinois. On savourera alors une image somptueuse aux textures raffinées » ! L'Express a dû suivre ses précieux conseils et sort de la salle, séduit par « la folie de cette rêverie sur la filiation et l'adultère au temps des camps de rééducation ». Le réalisateur aussi est salué, notamment par TéléObs « Jiang Wen exprime là un bel appétit de mise en scène ». Première a été touché par le film dont la « démesure créatrice (entre Lynch, Kusturica et Fellini) émeut quand elle dépeint l'identité chinoise aujourd'hui ». Et c'est justement cette dimension qui a su charmer Télérama : « le cinéaste a beau s'en défendre (mollement, mais on n'est jamais trop prudent quand on est cinéaste et qu'on vit en Chine), son film, comme le précédent est une dénonciation féroce de l'obscurantisme. Et une exaltation de ceux qui lui résistent au quotidien. »