Julia |
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Drame, ThrillerJulia, 40 ans, est une femme alcoolique, grande gueule, menteuse, manipulatrice, une femme au bout du rouleau malgré son apparence encore flamboyante. Entre deux hommes et deux verres de vodka, elle ne reçoit d'attention que de la part de son ami Mitch qui tente de l'aider. Une aide dont elle n'a que faire, tant la confusion due à l'alcool la conforte chaque jour dans l'idée que la vie a été injuste avec elle, qu'elle n'est pas responsable du gâchis de son existence. Entrevoyant sa perdition et à la suite de sa rencontre avec Elena, une Mexicaine, Julia se convainc, autant par panique et désespoir que par avidité, de commettre un acte violent
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Presse :
(3,33)
Les plus
Les moinsAprès un silence long de dix ans, Erick Zonca revient au cinéma, avec un ton proche du cinéma indépendant américain des années 1970. Et pour cause, Julia est un hommage au film de John Cassavetes, Gloria, « référent peut-être trop écrasant » pour Les Inrocks. Hommage, pour le meilleur et le - un peu - moins bon donc.
Côté actrice, Tilda Swinton, comparée - on s'en serait douté - à Gena Rowlands fait l'unanimité en femme célibataire et alcoolique, qui jongle avec les hommes, les sentiments et l'argent, toujours sur la corde raide.
Le film finit d'ailleurs par se confondre avec son actrice, tant le cinéaste la colle au plus près dans « Ce grand drame réaliste et sans concession, comme le note Le Figaro. » C'est également l'avis de TéléObs : « Rarement une réalisation aura su atteindre ce point de fusion, parvenant à déceler et à révéler les failles abyssales d'une héroïnes en perdition. » Les qualificatifs ne manquent pas quand il s'agit d'évoquer la prestation de la comédienne : « éblouissante », selon Ciné Live, « ébouriffante » pour Les Inrocks, « exceptionnelle » aux dires de Studio.
Côté scénario, le film semble pâtir de « quelques longueurs » (Le Monde) ou d'un « scénario au démarrage laborieusement alambiqué » (Les Inrocks). L'hebdomadaire ajoute cependant que « Julia est de ces films qui s'améliorent sur la durée et finissent par embarquer le spectateur et le morceau. » Transporté, Studio a encore le souffle coupé par ce film au « rythme trépidant. »
Erick Zonca joue à l'américain avec une « maestria qui reste intacte » (Ciné Live). « Un grand film à la fois nerveux, poignant et magistralement réalisé », explique encore le mensuel définitivement séduit. Si le personnage de Julia kidnappe un enfant, le film emporte, quant à lui, les critiques de leur plein gré.
Détails techniques
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