Le Bannissement |
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DrameUn homme, sa femme et leurs deux enfants (un garçonnet et une fillette), quittent une cité industrielle pour la campagne d'où est originaire le mari et s'installent dans la vieille maison du père de celui-ci. En contraste avec le lieu d'avant (la ville), le nouveau lieu est donc la Nature. Une nature envoûtante, aux chauves collines qui se perdent à l'horizon, comme au fond d'une mer préhistorique, une terre fertile qui s'étend dans les ruines de l'aversion. Une terre triste mais fi ère en même temps. Une terre qui ne laisse rien paraître mais qui exige un immense sacrifice
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Presse :
(2,75)
Les plus
Les moinsLe retour d' Andreï Zviaguintsev, quatre ans après son Lion d'or à Venise en 2003, n'avait pas trouvé son public à Cannes, où il divisa la critique, mais enchanta le jury qui décerna à Konstantin Lavronenko le Prix d'interprétation masculine. Quelques mois auront été nécessaires à la presse pour digérer ce Bannissement et revoir sa copie en écrivant quelques élogieuses critiques. Ciné Live voit ainsi ce « long film fleuve et contemplatif » comme une « oeuvre inspirée, anxiogène et poignante ». Positif considère le réalisateur comme « un conteur brillant, doublé d'un héritier des cinéastes contemplatifs soviétiques. » La revue est sidérée par la beauté de ses plans et est fascinée par l'ampleur de sa quête philosophique. Première conseille aussi ce film sous influence tarkovskienne, en assurant que « le réalisateur livre une oeuvre fascinante sur l'amour et les tourments qu'il y a à l'exprimer. » Studio, à l'inverse, ne goûte pas à l'aventure spirituelle que propose le film et s'ennuie devant « ses interminables plans-séquences. » Télérama aussi est sceptique et s'interroge : « Où était le réalisateur durant ces quarante dernières années ? Sur Mars ? Dans un abri nucléaire ? Le Bannissement donne l'impression d'être un film exhumé, datant de l'ère tarkovskienne ». Mais « épure rime ici avec enflure. » Sans être aussi sévère sur le film, Les Inrocks salue le « beau travail plastique », mais regrette son « fatalisme forcé ». Pareillement déçu, les Cahiers du cinéma rapproche Zviaguintsev de Lounguine et condamne leur cinéma puissant mais fermé, en lui opposant celui plus aéré de Sokourov. Voilà donc néanmoins un film exigeant, qui ravira les admirateurs du Retour comme les inconditionnels de Tarkovsky.
Détails techniques
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Primé à Cannes
Le Bannissement n'a pas vraiment bien porté son nom au 60e Festival de Cannes - où il a été présenté en compétition – puisqu'il a obtenu le Prix d'interprétation masculine pour l'acteur Konstantin Lavronenko.
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