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L'Etat du monde

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Fiche technique

 
 

Synopsis

Luminous people - Un groupe de personnes descend le Mékong en bateau, longeant la frontière entre la Thaïlande et le Laos. Ils naviguent contre le vent, préparant une cérémonie funéraire… Germano - Après avoir navigué plusieurs années dans la magnifique baie polluée de Guanabara, Germano et son équipe décident d’aller pêcher dans d’autres eaux. Malgré leur petite barque et leur vieux moteur, ils prennent la direction de la haute mer. One way - Au rez-de-chaussée d’un immeuble, la vie quotidienne du gardien, ponctuée par le récit de son voyage depuis les montagnes du Népal à Bangalore, en Inde. BYrutality Factory - Par une journée ensoleillée, un immeuble industriel est détruit. La nuit tombe. Les ruines de l’usine sont vides et silencieuses. Les fantômes apparaissent, des voix s’élèvent et racontent leur histoire... Tarrafal - Tarrafal : territoire de l’île de Santiago au Cap-Vert où, en 1936, le Portugal a créé une colonie pénale pour les prisonniers politiques. Cette colonie était connue sous le nom de “camp de la mort lente”. Tombée de nuit sur Shangaï - Plus que des sons, plus que des images, sans hiérarchie, Mona Lisa côtoie un dessin animé et le Chopin de la musique américaine des années 1970-80 dans une sorte de plaisir ambigu.

 
 

Vidéos

  • Vidéo : L'Etat du monde - Bande-annonce - VOST 
  • Bande-annonce

  • Vidéo : L'Etat du monde - Bande-annonce - VOST 
  • Bande-annonce
  • Durée : 1'41''
  • Mise en ligne : 07/02/2008
 
 

Critique presse

Presse : L'Etat du monde - 2,0/5 (2,00)

Les + Les plus

  • L'idée de départ, la multiplicité des points de vue.

Les - Les moins

  • L'ensemble est difficile à digérer...
 
 

Revue de presse

Six cinéastes mondialement reconnus comme d'importants auteurs « radicaux » ( Chantal Akerman, Wang Bing, Pedro Costa...) ont la lourde tâche, commandée par la Fondation portugaise Calouste Gulbenkian, de présenter leur vision du monde contemporain dans une série de courts métrages, réunis ici dans L'Etat du monde. Les Cahiers du Cinéma souligne l'absurdité d'une telle démarche : « L'état du monde en six fois quinze minutes ? Tâche impossible à laquelle toute tentative de scénarisation donne des accents maladroitement comiques ». La revue est pourtant plus qu'impressionnée par la force de Luminous People du thaïlandais Apichatpong Weerasethakul et la perfection de Tarrafal du portugais Pedro Costa.Pour Les Inrockuptibles, c'est le dernier segment, signé Chantal Akerman, qui sauve ce « film victime de l'inégalité inhérente aux projets collectifs ». C'est aussi le préféré de Libération, qui s'étonne de ne voir aucun américain au casting de cette Mission Impossible. D'autres sont moins sensibles aux sommets particuliers d'une œuvre condamnée pour ses défauts d'ensemble. CinéLive rappelle ainsi que, « souvent séduisants sur le papier, les films à sketches le sont rarement à l'écran » : ici, « le résultat est insupportable plutôt que radical ». Le Monde reproche de même au film de « donner l'impression d'avoir servi aux plus célèbres à recycler des rushes ou à financer de petites expérimentations en vue de travaux à venir ». Même son de cloche dans Studio, qui considère que L'Etat du monde rate le constat sur l'état de notre civilisation mais permet d'en dresser un sur celui d'un certain cinéma d'auteur : mis bout à bout, celui-ci devient indigeste. Le Figaro se fait plus direct : « On s'ennuie vite », déclare de manière lapidaire le quotidien. Mieux vaut donc découvrir les films des cinéastes ayant participé à ce projet, jugé globalement raté, de manière indépendante, plutôt que d'aller voir ces courts samples de leur œuvre.

 
 

Détails techniques

  • Format : 1.66 : 1
  • Son : Dolby SRD
  • Nombre de copies : 10
  • Couleur
 
 

Infos tournage

Un projet instigué par une fondation

Dans le cadre d'évènements commémoratifs, la Fondation Calouste Gulbenkian a demandé à six auteurs de réaliser un court-métrage porteur de leur vision du monde.

 

Apichatpong Weerasethakul et Luminous people

«Le (...)