Micmacs à tire-larigot |
ComédieAu cœur du désert Marocain, à la fin des années 70, des démineurs français sont en plein travail. Soudain une explosion… Dans un pavillon de banlieue, le téléphone sonne. Bazil, neuf ans, voit sa mère sangloter, le combiné à la main… On retrouve Bazil adulte, dans un vidéoclub. Un échange de coups de feu dans la rue et Bazil reçoit une balle dans la tête… Il survit et devra vivre avec le projectile logé dans son crâne. voilà notre héros un peu déformé par une intense imagination et un grand pouvoir de fantaisie… Ayant perdu son travail, il se retrouve à la rue. Il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers: Remington, homme noir qui ne parle qu'avec des expressions désuètes du genre «dès potron minet» ou «au diable vauvert»; Calculette, qui a le «don» de tout compter en un clin d'œil; Fracasse, qui veut absolument battre le record de l'homme canon; Placard, qui a survécu à la guillotine; la Môme caoutchouc, contorsionniste amoureuse de Bazil et Tambouille, qui les a tous adoptés, après avoir perdu ses jumelles dans le labyrinthe des glaces… Chiffonnant pour eux, Bazil tombe un jour, par hasard, devant le siège de deux compagnies : Il reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont provoqué son malheur. Avec l'aide de la bande d'hurluberlus, Bazil va, grâce à son imagination de «Petit Poucet», monter les PDG des deux compagnies l'un contre l'autre, afin de mieux les anéantir. Nous allons assister à des aventures dignes de la série «Mission impossible» mâtinées de Buster Keaton et de Bibi Fricotin…
Attendu au tournant, la nouvelle réalisation de Jean-Pierre Jeunet reçoit un accueil critique mitigé. S'il s'agit d'un « pur Jeunet », c'est justement le « manque d'originalité » qui déçoit Premiere. Pour le mensuel, la raison principale d'aller voir le film est de la prestation de Dany Boon avec « un jeu modeste et subtil ». Les CONTRE de Télérama ne voient dans le scénario qu'un « simple prétexte pour retrouver l'esthétique semi-rétro que Jeunet affectionne », mais qui paraît « curieusement usée, comme épuisée », avec des « personnages caricaturalement hauts en couleur ».
Pour le Nouvel Obs, au contraire, l'« esthétique [de Jeunet] est toujours prompte à prendre le pas sur un scénario étique », et la « maîtrise absolue de la mise en scène » le met « très au-dessus de la production lambda ». Quant aux POUR de Télérama, « cette farce caustique et joyeuse » est un pur exercice de style pour Jeunet où, « en confrontant l'hier et l'aujourd'hui », il devient le « dépositaire d'une culture populo à la française » : « un jeu comme Jeunet ».
Détails techniques
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Box-office |
Jeunet et ses habitués
Ce n'est pas une surprise, pour son nouveau film, Jean-Pierre Jeunet ne s'est pas entouré d'inconnus. On retrouve évidemment son acteur fétiche Dominique Pinon ainsi que Dominique Bettenfeld déjà vus dans Delicatessen, La Cité (...)
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