Faro, la reine des eaux |
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Drame, DocumentaireLe conflit d’un homme en quête de son identité en butte à une société villageoise qui lui refuse toute reconnaissance. L’irruption de Zanga, le héros à la recherche de sa paternité va bousculer les traditions et engendrer un début de mutation des rapports sociaux. Zanga, enfant adultérin, de retour au village plusieurs années après en avoir été chassé, focalise sur sa personne un ensemble de contradictions obligeant les habitants à choisir leur camp. Son but n’est pas de renverser la hiérarchie, mais d’amener la population à prendre conscience des nouvelles réalités sociales qui les entourent et à dépasser le socle de traditions qui régit la vie du village. Loin de lui de vouloir semer la discorde, mais sa recherche amène d’autres habitants à affirmer leur différence ou à faire reconnaître leurs droits, et tout particulièrement les femmes. Ce conflit symbolise donc les contradictions liées aux mutations des sociétés traditionnelles, prisonnières du poids de leurs croyances et de leurs certitudes pour accéder à une nouvelle réalité sans renier leur identité. Le passage à une certaine forme de modernité ne se fait pas sans bousculer les structures existantes et sans remettre en cause les rapports de pouvoir régissant les relations entre les individus et les autorités temporelles et spirituelles. Dans cette transformation sociale, les revendications des femmes imposent une nouvelle hiérarchie des valeurs, une reconnaissance de leur rôle et le respect de la place due à l’enfant. Zanga, par sa position d’exclu revenant au village après son bannissement pour cause d’illégitimité, devient en fait le symbole des opprimés et le « légitime » dans son opposition aux traditions établies. Sa présence dans le village ne se résout pas à se fondre dans le moule de la vie quotidienne qui se perpétue depuis des millénaires, mais au contraire à venir bousculer le rythme assoupi des us et coutumes.
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«La qualité de ce premier film est d'oser la diversité des genres, entremêlant les conventions de la fable, de la tragédie sociale et du romanesque (celle dont le héros tombe amoureux doit être sacrifiée aux eaux furieuses).» (Le Nouvel Obs)
«Si l'affrontement entre deux perceptions du monde semble d'abord simpliste, la complexité des personnages qui le portent nuance progressivement le film. Sans renier sa culture, Salif Traoré plaide simplement pour une Afrique modernisée» (Télérama). «L'opposition entre raison et passion nourrit ce long métrage au regard sans concession sur des croyances d'un autre temps. Un voyage dépayant.» (Studio)
Détails techniques
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Co-production internationale
La production du film est plutôt originale puisqu'elle rassemble des fonds internationaux, venus de France, du Canada, du Mali, du Burkina-Faso et d'Allemagne. Le film tient justement sa richesse de cette mixité (...)
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